Cet article date de plus de neuf ans.

La médiation du président sud-africain Zuma en Libye n'a pas permis d'avancée et les raids de l'Otan se poursuivent

Mouammar Kadhafi a fait savoir à Jacob Zuma qu'il n'avait pas l'intention de quitter le pouvoir, comme l'exigent les rebelles libyens et les Occidentaux.Selon l'Onu en Libye, les difficultés d'approvisionnement en vivres et en médicaments sont une véritable "bombe à retardement" dans les zones contrôlées par les forces de Kadhafi.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Le président sud-africain Zuma. (AFP/Stéphane de Sakutin)

Mouammar Kadhafi a fait savoir à Jacob Zuma qu'il n'avait pas l'intention de quitter le pouvoir, comme l'exigent les rebelles libyens et les Occidentaux.

Selon l'Onu en Libye, les difficultés d'approvisionnement en vivres et en médicaments sont une véritable "bombe à retardement" dans les zones contrôlées par les forces de Kadhafi.

"Les vivres et les fournitures médicales sont un peu comme une bombe à retardement. Pour le moment, la situation est maîtrisée (...) mais si ça continue, cela deviendra un problème majeur", a dit Panos Moumtzis à Tripoli.

Jacob Zuma, de retour de sa mission dans la capitale libyenne, a déclaré mardi que Kadhafi n'était "pas prêt à quitter la Libye, malgré les difficultés".

Le colonel libyen, au pouvoir depuis 1969, est disposé à rechercher une solution politique au conflit mais réclame un cessez-le-feu et l'arrêt des frappes de l'Otan "afin de
permettre un dialogue interlibyen", a dit le président sud-africain, ajoutant: "La sécurité personnelle du colonel Kadhafi est une source de préoccupation."

Le mois dernier, à l'issue d'une première médiation de Zuma en Libye au nom de l'Union africaine, l'Otan avait rejeté un précédent appel de Kadhafi à l'arrêt des raids.

Jacob Zuma a été conduit lundi dans les rues de Tripoli où il a pu constater les dégâts causés depuis mars par les bombardements de la coalition.

Peu après son départ, les raids ont d'ailleurs repris. La télévision libyenne a rapporté que des sites militaires et civils avaient été visés à Tripoli et à Tadjoura, à l'est de la
capitale.

Les rebelles contrôlent Benghazi et l'est du pays, ainsi que la troisième ville de Libye, Misrata, à 220 km à l'est de Tripoli, le djebel Nefoussa et la localité de Zentane, à 150 km au sud-ouest de la capitale.

La situation militaire sur le terrain n'évolue pas, les insurgés n'étant pas en mesure de lancer une offensive en direction de Tripoli.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.