Cet article date de plus d'onze ans.

La liste du Premier ministre Nouri al-Maliki est en tête du scrutin législatif dans 2 provinces chiites du sud de l'Irak

Il s'agit des résultats partiels publiés jeudi par la Commission électorale. Mais Nouri al-Maliki, considéré comme ayant mis fin à la guerre confessionnelle en Irak, pourrait toutefois ne pas conserver son poste, faute de majorité.Selon la commission électorale, le taux de participation était de 62,4% après dépouillement de 30% des bulletins.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.
Le Premier ministre Nouri al-Maliki salue un officier à Bassorah (25 mars 2008) (AFP)

Il s'agit des résultats partiels publiés jeudi par la Commission électorale. Mais Nouri al-Maliki, considéré comme ayant mis fin à la guerre confessionnelle en Irak, pourrait toutefois ne pas conserver son poste, faute de majorité.

Selon la commission électorale, le taux de participation était de 62,4% après dépouillement de 30% des bulletins.

Après le dépouillement de 34% des bulletins, l'Alliance de l'Etat de Droit (AED) de M. Maliki a obtenu près de 56.000 voix dans la province de Najaf et environ 69.000 voix dans celle de Babylone.

Les résultats complets seront annoncés le 18 mars et les résultats officiels, après examen des éventuelles plaintes, à la fin du mois.

Si le chiffre de la participation est en retrait par rapport à 2005 (76%), les Irakiens ont infligé un camouflet à Al-Qaïda qui avait menacé de mort quiconque participerait au scrutin. Les violences ont fait 38 morts dimanche.

Maliki aura du mal à être reconduit
"Il semble que nous obtiendrons une centaine de sièges et il y aura un écart important avec la liste suivante", a affirmé lundi à l'AFP une source proche de Nouri al-Maliki.

Mais "Il nous est impossible de former un gouvernement sans l'appui d'autres mouvements", a confié pour sa part un conseiller du Premier ministre, Ali al-Moussawi.

"M. Maliki aura du mal à être le prochain Premier ministre car il lui manque une majorité suffisante et la plupart des autres partis n'en veulent pas", commente Hamid Fadel, professeur de sciences politiques à l'Université de Bagdad.

"Ses relations avec les Kurdes ne sont pas bonnes, l'ANI l'accuse d'exercer un pouvoir personnel et les sunnites d'avoir relancé la politique de débaassification qui les visent", explique-t-il.

Selon lui, le nouveau chef du gouvernement sera un autre membre de l'AED ou M.Allawi.

Grande perdante: la coalition chiite
D'après des résultats obtenus par l'AFP auprès des responsables locaux, l'Alliance de l'Etat de droit (AED) de M. Maliki arrive en tête dans les neuf provinces chiites du sud.

Le Bloc Irakien de l'ex-Premier ministre Iyad Allawi remporte largement les quatre provinces majoritairement sunnites (Al-Anbar, Salaheddine, Ninive et Diyala) et fait un bon score dans trois régions chiites.

Le grand perdant du scrutin est la coalition chiite avec laquelle M. Maliki a rompu pour faire cavalier seul, qui n'obtient qu'une modeste troisième place.

L'Alliance nationale irakienne (ANI), regroupant le Conseil supérieur islamique d'Irak (CSII d'Ammar al-Hakim) et les partisans du chef radical Moqtada Sadr, dominait le "pays chiite" et le Parlement sortant.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Monde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.