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La justice tunisienne a lancé un mandat d'arrêt international contre le président déchu, réfugié en Arabie Saoudite

Le mandat d'arrêt vise également l'épouse de Zine El Abidine Ben Ali, Leïla Trabelsi, a annoncé mercredi le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi.L'ancien président et son épouse sont poursuivis pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l'étranger".
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Zine El Abidine Ben Ali et son épouse Leila Trabelsi, le 25 octobre 2010. (AFP - Fethi Belaid)

Le mandat d'arrêt vise également l'épouse de Zine El Abidine Ben Ali, Leïla Trabelsi, a annoncé mercredi le ministre de la Justice Lazhar Karoui Chebbi.

L'ancien président et son épouse sont poursuivis pour "acquisition illégale de biens mobiliers et immobiliers" et "transferts illicites de devises à l'étranger".

L'ex-président Ben Ali a fui le 14 janvier la Tunisie sous la pression d'une révolte populaire sans précédent, et a trouvé refuge en Arabie Saoudite.

Son épouse Leïla, honnie par la population pour avoir mis le pays en coupe réglée, a également quitté le pays, à une date et pour une destination inconnues.

Benhassen Trabelsi, frère de Leïla Trabelsi, lui-aussi en fuite, est aussi visé par des poursuites judiciaires sous les mêmes chefs d'inculpation. Huit autres membres de la famille Trabelsi, en état d'arrestation en Tunisie, sont par ailleurs poursuivis dans le cadre de cette enquête.

La Suisse et la France, qui a ouvert une enquête pour corruption, ont récemment décidé de bloquer d'éventuels fonds appartenant au président tunisien déchu. L'Union européenne a également adopté le principe d'un gel des avoirs de l'ancien président.

Par ailleurs, le ministre de la Justice a ajouté que les autorités tunisiennes avaient l'intention de traduire devant la justice six membres de la garde présidentielle de Ben Ali, pour incitation à des violences après la chute du chef de l'Etat.

La justice tunisienne avait déjà annoncé l'ouverture d'une information judiciaire le 16 janvier visant notamment le général Ali Sériati pour "complot contre la sécurité intérieure de l'Etat, incitation à commettre des crimes et à s'armer et provocation au désordre".

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