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La France retirera d'Afghanistan un quart de ses soldats d'ici à fin 2012, a annoncé mardi Nicolas Sarkozy

Le président de la République, en visite surprise sur place, l'a déclaré à l'armée française à Tora, non loin de Kaboul."Il faut savoir finir une guerre", a-t-il estimé devant des journalistes. "Il n'a jamais été question de garder indéfiniment des troupes en Afghanistan ", a ajouté le chef de l'Etat.
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Le président français Nicolas Sarkozy rend visite aux troupes françaises du régiment d'infanterie 152e à Tora (Surobi) (AFP PHOTO / POOL / PHILIPPE WOJAZER)

Le président de la République, en visite surprise sur place, l'a déclaré à l'armée française à Tora, non loin de Kaboul.

"Il faut savoir finir une guerre", a-t-il estimé devant des journalistes. "Il n'a jamais été question de garder indéfiniment des troupes en Afghanistan ", a ajouté le chef de l'Etat.

"Nous retirerons un quart de nos troupes, c'est-à-dire 1.000 hommes, d'ici à fin 2012", a poursuivi Nicolas Sarkozy.

Il s'est rendu dès son arrivée mardi matin à la base avancée de Tora, dans le district de Surobi, à l'est de Kaboul.

Le 24 juin, en clôture d'un sommet européen, le président français avait annoncé que "plusieurs centaines" de soldats français quitteraient l'Afghanistan "d'ici à la fin de l'année, début de l'année prochaine", dans le cadre du retrait militaire annoncé peu avant avec les Etats-Unis. "J'aurai l'occasion, dans le courant du mois de juillet, de vous donner tous les détails de localisation (des soldats) et leur nombre", avait-il dit alors.

Troupes concentrées autour de Kapisa
Quelque 4.000 militaires français sont déployés dans le pays, la plupart en Surobi, à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul. "Les effectifs restants seront concentrés en Kapisa" après fin 2012, a indiqué Nicolas Sarkozy.

"Les forces françaises qui assurent la sécurisation sur le terrain auront quitté l'Afghanistan en 2014", a précisé le Premier ministre, François Fillon, sur Europe 1, peu après l'annonce de Nicolas Sarkozy.

La visite du chef de l'Etat, la troisième depuis son élection en 2007, survient au lendemain de de 22 ans, victime d'un "tir accidentel".

Ce soldat est le douzième militaire français tué dans le cadre des opérations en Afghanistan depuis le début de l'année, et le 64e depuis le début de l'intervention française fin 2001.

Réaction
Martine Aubry, candidate à la primaire PS, a approuvé mardi le retrait annoncé Nicolas Sarkozy. "Nous, nous demandons depuis plusieurs mois un retrait, ce qui ne veut pas dire un désengagement des problèmes de l'Afghanistan" car "il faut aider la population civile", a déclaré Mme Aubry interrogée sur RTL.

J'aurais aimé que la France (l'ait prise) depuis longtemps mais il faut effectivement maintenant" se retirer de ce pays, a-t-elle ajouté. "Nous, nous le demandons depuis longtemps", a-t-elle insisté.


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