La France affine son dispositif anti-Ebola à l'efficacité critiquée

La France affine son dispositif anti-Ebola. À partir de samedi matin, les passagers en provenance de Conakry, en Guinée, seront contrôlés à leur arrivée à l'aéroport de Roissy. Mais ce dispositif ne convainc pas tout le monde.

(Des contrôles seront effectués à l'arrivée des vols en provenance de Guinée © MAXPPP)

A partir de samedi, ce sera systématique : tous les passagers, arrivant de Conakry, la capitale de la Guinée, auront droit à une prise de température sur la passerelle de débarquement, donc avant leur entrée dans l'aéroport.

 

En cas de fièvre supérieure à 38 degrés, les personnes seront immédiatement prises en charge par l'équipe médicale de Roissy, avec l'appui de la Croix Rouge et de la Protection Civile.

 

Peut-être pas suffisant estime Christelle Martin, la secrétaire générale de Force Ouvrière Aéroport de Paris : "Ce n'est pas ça qui empêchera qu'on ait des cas en France ou dans d'autres pays. Ils ciblent les vols arrivant des pays où il y a des foyers mais on a quand même beaucoup de correspondances – notamment par Bruxelles– donc si c'est uniquement organisé sur la France ce n'est pas ça qui empêchera la propagation de l'épidémie. "

Manque d'information

Par ailleurs, le syndicat regrette également le manque d'information des salariés. "Nous avons demandé en comité d’hygiène que l’ensemble du personnel au contact avec le public soit informé. On a demandé des équipements de protections pour les salariés en contact avec le public, des gants, des masques, mais pour l’instant on ne les a pas ", précise Christelle Martin.

Les passagers recevront, en outre, dans l'avion un "questionnaire de traçabilit é" destiné à permettre de "retrouver les gens si on a besoin de les contacter après ", a ajouté la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui a rappelé qu'il n'y avait pour l'instant "pas de cas d'Ebola sur le territoire français ". 

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