L'opposition souhaite une "protection internationale" des civils à Homs, ville assiégée par les forces du régime.

La ville de Homs est toujours pilonnée et assiégée par les forces du régime de Bachar al-Assad, théâtre de violents accrochages meurtriers entre soldats et déserteurs présumés.

Manifestation anti-régime, le 4 novembre, à Hamas.
Manifestation anti-régime, le 4 novembre, à Hamas. (YouTube / AFP)

La ville de Homs est toujours pilonnée et assiégée par les forces du régime de Bachar al-Assad, théâtre de violents accrochages meurtriers entre soldats et déserteurs présumés.

Déclarant Homs "ville sinistrée", le Conseil national syrien (CNS) a demandé à l'ONU, à l'Organisation de la conférence islamique et aux organisations internationales et arabes à "agir pour arrêter le massacre que le régime commet à Homs en assurant une protection internationale aux civils".

Le CNS, qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, réclame dans un communiqué "l'envoi immédiat d'obervateurs arabes et internationaux à Homs pour qu'ils surveillent la situation sur le terrain et empêchent le régime de continuer à commettre ses massacres barbares".

Selon les ONG de défense des droits de l'Homme syriennes, les forces militaires ont lancé avant l'aube à Homs, assiégée depuis cinq jours, une attaque d'envergure avec des "assassinats" perpétrés par les milices loyales au régime. "Les corps jonchent le sol", a dit le CNS. L'armée du régime syrien, qui tente de mater dans le sang la révolte populaire lancée il y a huit mois, a recours à "l'artillerie lourde, aux roquettes et à l'aviation pour bombarder les quartiers résidentiels", a affirmé le CNS.

La Ligue arabe accuse Damas d'avoir failli à ses engagements

La Ligue arabe a accusé Damas d'avoir failli à ses engagements concernant le plan de sortie de crise proposé par les pays arabes. La répression a fait au moins 19 morts dimanche, premier jour de la grande fête musulmane d'Al-Adha.

Le régime syrien avait donné mercredi son accord à un de sortie de crise prévoyant un arrêt total des violences, la libération des personnes arrêtées dans de la répression, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation des observateurs et médias, avant l'ouverture d'un dialogue entre le régime et l'opposition. Mais les opérations sécuritaires ont fait près d'une soixantaine de morts depuis.

La Ligue arabe a décidé de tenir une nouvelle réunion sur la Syrie le 12 novembre "en raison de la poursuite de la violence, le gouvernement syrien n'ayant pas respecté ses engagements à appliquer le plan arabe pour une sortie de crise dans le pays", selon un communiqué de la Ligue.

Sur le terrain, la mobilisation des militants contre le régime n'a pas faibli, des défilés parfois massifs ont eu lieu dès la prière de l'aube dans de nombreuses villes pour appeler à la chute du régime et soutenir Homs (centre), théâtre d'opérations militaires d'envergure depuis plusieurs semaines.

En France, le chef de la diplomatie Alain Juppé a déclaré qu'il n'y a "plus rien à attendre" du régime de Bachar al-Assad. "Je pense personnellement qu'on n'a plus rien à attendre de ce régime et que malgré ses annonces de temps en temps, il ne s'engagera pas dans un programme de réformes".