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L'ONU a fait part mercredi de son inquiétude quant aux violences qui secouent la RDC, à quelques semaines des élections.

'Ce climat instable et violent risque de « mettre en danger le processus démocratique » dans le pays pour les Nations unies, alors que sont prévues des élections parlementaire et présidentielle le 28 novembre prochain.
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République démocratique du Congo. (France 2)

'Ce climat instable et violent risque de « mettre en danger le processus démocratique » dans le pays pour les Nations unies, alors que sont prévues des élections parlementaire et présidentielle le 28 novembre prochain.

Dans un rapport de 24 pages, l"Organisation répertorie les violations des droits de l"Homme et des libertés fondamentales commises entre novembre 2010 et septembre 2011. Le Bureau Conjoint des Nations unies aux droits de l"homme (BCNUDH ) relève ainsi que l"approche des élections risque de donner lieu à une « augmentation des violations des droits de l"homme et des actes de violence. »

Il fait état de "vives préoccupations quant à la situation actuelle" et aboutit au constat que "la répression continue des droits de l'homme et des libertés fondamentales" durant cette période "risque de faire augmenter le recours à la violence de la part des individus et des partis politiques", ce qui "mettrait en danger le processus démocratique et pourrait mener à des violences post-électorales". Le BCNUDH a ainsi répertorié 188 cas de violations des droits de l'homme qui seraient liés au processus électoral. "La situation dans l'est du pays est particulièrement inquiétante dans la mesure où des partis politiques auraient été pris pour cible et nombre de leurs membres auraient été privés de leur liberté ou soumis à des mauvais traitements et des menaces", souligne le rapport.

Ainsi, lors de plusieurs incidents au Maniema et au Bas-Congo, "des civils ont été menacés, battus ou arrêtés" par la police congolaise "pour avoir simplement porté des tee-shirts aux couleurs des partis politiques d'opposition". En parallèle, certains partis politiques n'ont pas suffisamment contrôlé leurs partisans contribuant ainsi à des actes violents et troubles à l'ordre public au cours de manifestations politiques. Dans un communiqué, la chef des droits de l'homme de l'ONU Navi Pillay a indiqué que les "intimidations, menaces, incitations, arrestations arbitraires et violences que nous avons documentés est inacceptable et a un effet paralysant sur les électeurs". "Le gouvernement et les leaders des partis politiques doivent indiquer clairement qu'il doit y avoir une tolérance zéro de telles actions

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