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L'Iran maintient l'ambiguïté

L'Iran a transmis jeudi sa réponse aux propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)
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Le président Mahmoud Ahmadinejad souhaite davantage de négociations sur le projet d'accord de l'AIEA. (© AFP)
L'Iran a transmis jeudi sa réponse aux propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)L'Iran a transmis jeudi sa réponse aux propositions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA)

Jugée plutôt décevante par les Occidentaux, la réponse en forme de contre-proposition ne satisfait pas les conditions posées le 21 octobre par l'AIEA.

Les "modifications" réclamées par l'Iran pourraient porter sur les modalités de livraison et la quantité d'uranium livrée.

Selon le journal conservateur iranien Javan, Téhéran exigerait deux modifications: l'étalement des livraisons d'uranium dans le temps, et la fourniture préalable à l'Iran, à chaque fois, de combustible pour le réacteur de Téhéran.

L'Iran, irrité par les prises de positions très critiques de Paris, souhaiterait par ailleurs limiter la France à un rôle de "sous-traitant". L'ambassadeur iranien auprès de l'AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, Soltanieh a déclaré jeudi à des journalistes qu'un accord avec l'AIEA sur la fourniture à Téhéran de combustible nucléaire devait prendre en compte les "difficultés techniques et économiques" de la République islamique pour la livraison du combustible.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad s'est pour sa part montré conciliant avec les grandes puissances et s'est déclaré prêt à coopérer avec elles. "Avant, ils demandaient l'arrêt (du programme nucléaire iranien), aujourd'hui ils ont accepté l'échange du combustible, la participation pour la construction de réacteurs et de centrales nucléaires. Ils sont passés de la politique de confrontation à la coopération", a-t-il déclaré.

"Nous accueillons favorablement l'échange de combustible, la coopération nucléaire, la construction de réacteurs et de centrales nucléaires. Nous sommes prêts à la coopération", a poursuivi M. Ahmadinejad ajoutant que les "conditions sont réunies" à cette fin. "Nous saisirons toute main tendue avec honnêteté, mais si elle s'accompagne de complot et de mensonge, nous donnerons la même réponse que nous avons donnée à (l'ancien président président américain George W.) Bush et ses complices", a-t-il déclaré.

Les grandes puissances tentent de préserver l'unité

"Nous cherchons à déterminer ce qu'ils veulent exactement, pour savoir s'il s'agit d'une réponse initiale qui va être définitive ou s'il s'agit du début d'une démarche les conduisant là où nous souhaitons qu'ils aillent", a déclaré Mme Clinton.

Nous appelons l'Iran à donner sans délai une réponse formelle", a déclaré à la presse, le porte-parole du ministère, Bernard Valero. "La réponse iranienne transmise oralement à l'AIEA propose des changements au projet d'accord", a ajouté le porte-parole, sans indiquer quels amendements souhaitaient introduire les Iraniens.

Bernard Valero a par ailleurs précisé que la France se concertait avec ses alliés sur la réponse à apporter à cette position iranienne.

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