L'Arabie saoudite veut investir 500 milliards de dollars pour accueillir les cerveaux du monde entier

Le prince d'Arabie saoudite a annoncé mardi la création d'une vaste zone économique au bord de la mer Rouge. Le projet est pharaonique, tant par sa superficie que par son budget. 

Le prince héritier d\'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, le 24 octobre 2017.
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, le 24 octobre 2017. (FAYEZ NURELDINE / AFP)

À l'occasion d'une conférence économique internationale organisée à Riyad, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed ben Salmane, a annoncé mardi 24 octobre le retour à un islam "tolérant et modéré" et dévoilé la création d'une gigantesque zone de développement économique. Ce projet est hors normes par sa superficie et ses ambitions économiques.

Une zone vaste, écologique et attractive

Le prince héritier Mohamed ben Salmane, 32 ans, fait les yeux doux aux investisseurs étrangers. La zone économique qu'il envisage, appelée Neom, est le projet de la démesure. Elle impressionne tout d'abord par sa surface, un territoire de 26 000 kilomètres carrés, grand comme la Bretagne, situé au bord de la mer Rouge. Une mégalopole ultra-futuriste surgirait de cette zone, aujourd'hui complètement désertique. Elle serait aussi écologique avec des transports en commun autonomes, l'utilisation des énergies renouvelables et un programme de dessalement de l'eau de mer.

Mais Neom veut surtout être une zone de développement économique dotée d'une législation et d'une fiscalité favorables pour attirer les cervaux qui pensent le monde de demain. Son objectif est d'être à l'avant-garde dans les domaines des objets connectés, de la robotique, des nanotechnologies mais aussi de l'industrie du cinéma et des jeux vidéos.

500 milliards de dollars d'investissement

L'autre démesure du projet, c'est son budget. Le tout puissant prince héritier annonce 500 milliards de dollars d'investissement. Les Américains sont déjà en bonne place. À ce stade, il n'existe aucune maquette, rien de concret mais Riyad promet la première phase pour 2025.

Ce projet s'inscrit dans le plan de diversification de l'économie saoudienne, fragilisée par la chute des cours du pétrole mais il est aussi le symbole des audaces de Mohammed ben Salmane, qui assure vouloir réformer en profondeur l'économie et la société saoudienne. Il promet une Arabie saoudite débarrassée de ses idées extrémistes. Devant son public, mardi, il a assuré : "Seuls les rêveurs sont les bienvenus."