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Un sous-traitant de Fukushima aurait demandé à ses ouvriers de mentir

FUKUSHIMA - Selon des médias japonais, il les a poussés à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis.

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France Télévisions
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Des ouvriers de Tokyo Electric Power Co (TEPCO) retirent des combustibles nucléaires de la centrale de Fukushima (Japon), le 18 juillet 2012. (TEPCO / AFP)

Un sous-traitant intervenu sur le site nucléaire accidenté de Fukushima au Japon aurait poussé ses ouvriers à sous-déclarer le niveau de radiations auquel ils étaient soumis, rapportent samedi 21 juillet le quotidien Asahi Shimbun et d'autres médias japonais.

Ces ouvriers ont été engagés pendant environ quatre mois, entre décembre 2011 et mars 2012, pour isoler les tuyaux d'une installation de traitement des eaux, a précisé l'agence Kyodo News. 

Truquer les dosimètres

Le responsable de la société aurait en fait demandé en décembre à une dizaine de ses ouvriers de recouvrir de plomb les dosimètres, instruments de mesure des radiations, lorsqu'ils intervenaient dans les zones les plus radioactives de la centrale accidentée. Cette demande visait apparemment à sous-déclarer leur exposition afin que la société puisse continuer à travailler sur le site, rapportent les médias.

Ce responsable leur aurait expliqué que s'ils ne truquaient pas leur niveau d'exposition, ils atteindraient rapidement le niveau maximal annuel légal de 50 millisieverts. Certains ouvriers ont refusé de recouvrir leur dosimètre et ont quitté la société, poursuit encore l'Asahi Shimbun

L'agence de presse Jiji et d'autres quotidiens indiquent que le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, qui n'a pu être joint samedi matin, a commencé à enquêter à ce sujet. L'accident nucléaire de la centrale de Fukushima Daiichi est survenu après un séisme de magnitude 9 dans la région du Tohoku (nord-est), le 11 mars 2011.

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