Pour l'anniversaire d'Hiroki Sakai, l'OM ressort le drapeau de l'armée impériale japonaise, associé à la Seconde Guerre mondiale

Sur son compte Twitter, le club de foot marseillais a publié un montage qui a fait réagir plusieurs internautes. Le club a plaidé l'erreur et a rectifié le message.

Le tweet de l\'OM (effacé depuis), avec le drapeau de l\'armée impériale japonaise, le 12 avril 2019.
Le tweet de l'OM (effacé depuis), avec le drapeau de l'armée impériale japonaise, le 12 avril 2019. (TWITTER / FRANCEINFO)

Certains internautes le comparent à un "drapeau nazi". Le drapeau de l'armée impériale japonaise s'est invité dans une illustration publiée sur le compte Twitter de l'Olympique de Marseille, pour célébrer les 29 ans du joueur Hiroki Sakai, vendredi 12 avril. Une bourde qui a suscité des réactions indignées sur le réseau social.

Publié tôt vendredi matin, le tweet souhaite un "joyeux anniversaire" à son défenseur japonais. Le message est accompagné d'une illustration représentant Hiroki Sakai, avec son maillot de l'OM. En arrière-plan, un corbeau à trois pattes, emblème de la Fédération japonaise de football, tient le disque rouge du drapeau nippon. Mais le drapeau n'est pas le bon. C'est le "drapeau au soleil levant", celui de l'armée japonaise utilisé de 1867 à 1945, pendant les deux guerres mondiales et les guerres sino-japonaises. L'étendard rappelle, en Chine et en Corée surtout, l'impérialisme japonais, et l'invasion sanglante de leur pays par les armées du Japon.

Pour certains internautes, cela revient à "afficher un drapeau nazi pour célébrer un joueur allemand". Un autre ironise sur ce choix de l'OM "qui déclare la guerre à la Chine et à la Corée".

Le message a depuis été effacé et l'image remplacée. Cité par Le Parisien, l'OM plaide l'erreur. "C'est un jeune stagiaire qui a rédigé le message et il a pris le premier drapeau qu’il a trouvé sans réaliser son erreur", explique le club. "Il ne faut pas voir de malice dans cette histoire", assure l'OM.

D'autres internautes rappellent toutefois que ce "drapeau au soleil levant", très proche de celui de la marine japonaise toujours en vigueur, est régulièrement agité par les supporters de foot au Japon, sauf "quand ils jouent contre les Coréens".

C'est en effet en Corée du Sud qu'il provoque des remous. En octobre 2018, le Japon avait d'ailleurs renoncé à participer une parade navale en raison des protestations coréennes face à cet emblème, que portaient certains navires de guerre, racontait alors Reuters (en anglais).