Le Chili et le Japon main dans la main face aux risques sismiques

Des deux côtés de l'océan Pacifique, Chili et Japon sont les pays les plus exposés aux tremblements de terre et aux tsunamis. Sous la houlette de la présidente du Chili, Michelle Bachelet, Santiago a décidé de s'associer à Tokyo pour lancer un programme de formation de 2.000 professionnels d'Amérique latine. Le but: leur donner les moyens et les réflexes afin de mieux faire face aux séismes.

Au Chili, dans la région de Coquimbo, le 16 septembre 2015, à 170 km au nord de Santiago, un tremblement de terre, le 6e le plus violent de l\'histoire du pays et le plus puissant de l\'année (magnitude 8,4), a fait 13 morts et plus de 1.500 sinistrés.
Au Chili, dans la région de Coquimbo, le 16 septembre 2015, à 170 km au nord de Santiago, un tremblement de terre, le 6e le plus violent de l'histoire du pays et le plus puissant de l'année (magnitude 8,4), a fait 13 morts et plus de 1.500 sinistrés. (Sebastian Ramos / NurPhoto / AFP)

Le Japon et le Chili ont subi ces dernières années d'importants séismes et tsunamis. Une expérience, parfois tragique, qui leur donne des arguments pour faire profiter de leur expérience les professionnels des autres pays du continent et échanger sur les leçons apprises des catastrophes antérieures.

En inaugurant mi-octobre 2015 ce programme d'une durée de cinq ans, la présidente socialiste Michelle Bachelet a donné le ton: «Apprendre des leçons du passé nous aidera à rendre l'avenir plus sûr. Nous mettons notre expérience à disposition de l'Amérique latine et des Caraïbes.»

Le Chili qui, dit-on, enregistre deux «big one» par an, peut se targuer d'avoir mis au point un système de communication très efficace au moment précis d'un séisme. De nombreuses stations sismologiques ont été installées sur l’ensemble du territoire et elles peuvent fonctionner avec une source d’énergie secondaire. Elles peuvent donc se transmettre toutes les informations importantes.
 
Entre février 2010 et le 16 septembre 2015, le Chili a fait face à trois tremblements de terre majeurs, qui ont causé la mort de plus de 500 personnes, et entraîné des dégâts estimés à plus de 30 milliards de dollars.

Le Japon, de son côté, rompu à l'architecture parasismique et à l'isolation sismique, apportera son expertise en matière de construction. En 2011, le Japon a été frappé par un important séisme d'une magnitude de 8,9, suivi d'un violent tsunami. Plus de 15.000 personnes y avaient trouvé la mort, et 3.380 autres avaient été portées disparues. 

Le dernier tremblement de terre au Chili en septembre 2015


Le dernier tremblement de terre au large du Japon en mai 2015 provoque des dégâts en ville