Envoyé spécial, France 2

VIDEO. Fukushima : le prêtre qui ne veut pas abandonner son temple dans une forêt contaminée

Difficilement, la vie reprend autour de Fukushima, sept ans après la catastrophe nucléaire. Près de la petite ville de Naraha, au cœur de la forêt contaminée, "Envoyé spécial" a rencontré un prêtre shinto qui tente de sauver son temple. Après avoir servi de refuge lors du tsunami, le lieu sacré est aujourd'hui bien vide… Extrait.

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Pendant huit cent trente ans, il avait résisté à toutes les catastrophes naturelles, séismes et inondations, dont le Japon est coutumier. Ce temple shinto a aussi servi de refuge lors du tsunami de mars 2011. Aujourd'hui, la ville de Naraha est la première "cité interdite" de Fukushima à rouvrir – mais ses rares habitants fuient désormais le lieu sacré. Extrait d'un reportage d'"Envoyé spécial" diffusé le 8 mars 2018.

A une dizaine de kilomètres du site nucléaire, au cœur d'une forêt qui n'a jamais été décontaminée, Pierre Monégier a rencontré Usami, le prêtre. Sa famille est responsable du temple depuis… trente-cinq générations. Un ordre immuable qui pourrait bien prendre fin : malgré ses prières aux kamis, les esprits de la forêt, son fils, initié et formé pour lui succéder, ne prendra sans doute jamais sa suite.

Le taux de radioactivité décourage les fidèles

Dans les environs de Fukushima, dévastés il y a sept ans par le séisme puis le tsunami qui ont provoqué la plus grave catastrophe nucléaire de l'histoire, la vie reprend lentement. Mais qui, hormis les gens âgés nostalgiques de leur pays natal, va venir s'installer ici ?

Au milieu des arbres, le taux de radioactivité est quatre fois supérieur à celui mesuré en ville. Pour Usami, pas question d'abandonner le temple. Il continue ses offices comme avant. Mais quand, après la prière du matin, il se retourne vers les fidèles, il ne trouve plus personne… 

Extrait de "Fukushima, retour à la vie", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 8 mars 2018.