Au Japon, la tradition du mukoyōshi, ou « beau-fils adopté »

Pour assurer la préservation de son entreprise et de son nom de famille, un chef d’entreprise japonais préfère adopter un homme que désigner sa fille comme successeur.

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90% des personnes adoptées au Japon sont des hommes âgés de 20 à 30 ans. Une grande partie de la population considère encore que la place d’une femme est au foyer. Alors quand un chef d’entreprise qui n’a pas d’héritier masculin cherche un successeur, il préfère adopter un homme que désigner sa fille. C’est ce qu’on appelle un mukoyōshi, un « beau-fils adopté ». Il prend par conséquent le nom de famille. 

Cette pratique ancestrale existe principalement pour préserver l’entreprise et le nom de la famille. C’est le cas du constructeur automobile Suzuki, dont le président Osama Suzuki est le mukoyōshi le plus connu au Japon.

Des agences matrimoniales spécialisées

L’adoption va généralement de pair avec un mariage arrangé avec la fille du patron. Des agences matrimoniales et des sites de rencontres sont même spécialisés : « Comme elles entendent toutes leur vie qu’il faut qu’elles épousent un mukoyōshi, elles finissent par s’y sentir obligéees quand elles atteignent l’âge adulte. » explique Chieko Date, fondatrice d’une agence matrimoniale pour mukoyōshi.

Au Japon, la tradition du mukoyōshi, ou « beau-fils adopté »
Au Japon, la tradition du mukoyōshi, ou « beau-fils adopté » (BRUT)