Le patronat français au secours du tunnel Lyon-Turin

Le monde économique se mobilise ce samedi à Turin pour appuyer cette nouvelle ligne ferroviaire pour le transport des marchandises et des passagers qui continue de diviser le gouvernement italien.

Le chantier du tunnel Lyon-Turin à Saint-Martin-la-Porte, le 1er février 2019.
Le chantier du tunnel Lyon-Turin à Saint-Martin-la-Porte, le 1er février 2019. (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

L’Italie se donne six mois pour sortir ou non du projet Lyon-Turin. Les entreprises du Piémont y voient une épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs têtes, et surtout au-dessus de leurs exportations, car l’industrie représente un quart du PIB régional. Le patronat français lui prête donc main forte en manifestant samedi 6 avril à Turin.

Ce projet, validé côté français, divise sérieusement l’exécutif italien. Les 5 Etoiles sont contre ce projet, la Ligue le soutient. La coalition gouvernementale italienne n’a pas définitivement tranché : les avis de marché ont été publiés mais avec la possibilité pour les partenaires de rediscuter le projet dans les six prochains mois.

Un point d'étape au mois de septembre

Un tunnel de 57 kilomètres doit être creusé dans les Alpes pour transporter une partie des marchandises des camions vers le rail. Pour les opposants au Lyon-Turin il s’agit d’un projet inutile et coûteux. Dans la vallée italienne où le tunnel serait creusé on fait valoir aussi des dommages à l’environnement liés à ces grands travaux

"On pense qu’il est important de témoigner par notre présence une nouvelle fois notre attachement à cette infrastructure. Les appels d’offre ont été lancés, mais les gouvernements font un point d’étape au mois de septembre pour acter définitivement la poursuite du chantier," explique Stéphane Guggino, délégué général du comité pour la transalpine Lyon-Turin.  

"La loi d’orientation des mobilités qui vient de passer au Sénat reconfirme encore l’engagement de la France sur la réalisation de cette infrastructure, poursuit Stéphane Guggino, et aujourd’hui c’est du côté italien que la menace pèse."