Le Borsalino a failli disparaître

Le principal actionnaire de la fabrique mythique est parti en laissant une ardoise impressionnante. Un investisseur italien a repris l'entreprise in extremis et sauvé un symbole.

France 2

Les célèbres chapeaux Borsalino, en faillite, ont trouvé un sauveur en mai dernier. Philippe Camperio, a repris un mythe qui doit beaucoup au septième art, dont le film du même nom. À Alessandria, le siège de la fabrique, le dernier propriétaire a fini sous les verrous. En cause, un trou de 3,5 milliards d'euros laissé dans les caisses. Fausse comptabilité, fraude fiscale, l'escroc en col blanc a utilisé la crédibilité de la marque comme caution. "Il a utilisé le nom de Borsalino pour faire des investissements bien plus gros que l'entreprise", détaille un homme au micro de France 2. Pourtant, le carnet de commandes est plein et l'entreprise a du mal à répondre à la demande.

Fabrication artisanale depuis 160 ans

Ces chapeaux sont fabriqués depuis 160 ans, entièrement à la main et façonnés un par un pendant six mois. C'est la deuxième fois que l'entreprise est victime d'un patron escroc. Le nouveau sauveur a posé comme condition un plan de restructuration de la dette. Car la société doit payer les pots cassés. "Une amende fiscale astronomique de 15 millions d'euros", détaille le journaliste Renaud Bernard.

 

 

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