Matteo Salvini, l'homme qui a fait passer la Ligue du Nord du régionalisme au nationalisme

Alors que les Italiens votent dimanche, la Ligue du Nord affiche des ambitions nationales au cours de cette campagne législative. Menée par son leader Matteo Salvini, cette formation d'extrême-droite, encore marginale il y a cinq ans, est devenue une force qui compte dans toute la péninsule. Décryptage.

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Il n'a jamais été aussi proche du pouvoir. Devant une foule survoltée, le leader de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, est tellement certain de son succès qu'il prête déjà serment. "Je jure d'être fidèle à mon peuple, à la Constitution italienne et de respecter les Saints-Évangiles", clament-il dans son discours sur la place du Duomo à Milan.

Il doit sa popularité à son slogan simplissime : "Les Italiens d'abord'. Des mots qui impactent de l'autre côté des Alpes, tant le pays est concerné par la crise migratoire de ces dernières années.

Proche de Marine Le Pen, admirateur de Trump et Poutine

Ce nationaliste de 44 ans admire autant Vladimir Poutine que Donald Trump et parle de l'euro comme d'un "crime contre l'humanité". Au Parlement européen, son parti de la Ligue du Nord est l'allié du Front national français. Le leader se targue d'ailleurs d'être un ami de Marine Le Pen, notamment sur les réseaux sociaux.

Et c'est lorsqu'un néo-fasciste blesse par balles six Africains dans la ville de Macerata, que la campagne de Salvini décolle vraiment. S'il dénonce cette violence, il la justifie également du fait de "l'immigration hors de contrôle", selon ses propos. De 4% d'intentions de vote en 2013, la Ligue du Nord pourrait bien atteindre les 16% lors des élections législatives du dimanche 4 mars.

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Matteo Salvin, secrétaire fédéral de la Ligue du Nord, lors d\'une conférence de presse à Rome (Italie), le 12 février.
Matteo Salvin, secrétaire fédéral de la Ligue du Nord, lors d'une conférence de presse à Rome (Italie), le 12 février. (GABRIEL BOUYS / AFP)