Italie : retour sur une crise politique majeure

Le président italien Sergio Mattarella a refusé la proposition de gouvernement de coalition présentée par Giuseppe Conte. Celui-ci a démissionné dans la foulée. Le président italien a alors chargé Carlo Cottarelli de former un gouvernement de transition en attendant de nouvelles élections.

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France 2

Plus qu'une crise politique, l'Italie est bloquée dans une impasse. C'est en tout cas l'avis de la plupart des Italiens quant à la formation impossible de leur nouveau gouvernement.

L'événement est effectivement rarissime. Hier, dimanche 27 mai, Giuseppe Conte s'est rendu au palais du Quirinal, à Rome (Italie) afin de présenter la composition de son nouveau gouvernement au président qui venait tout juste de le nommer. Mais un nom sèmera la discorde : celui de Paolo Savona, anti-européen notoire désigné comme ministre de l'Économie. Le président Mattarella pose son veto et demande un autre nom. Conte rétorque qu'il n'y aura pas d'autre nom et annonce alors : "J'ai démissionné du mandat qui m'a été confié par le président Mattarella de former un gouvernement de changement".

Un gouvernement de transition dirigé par un ancien du FMI

Le président Mattarella se défend en expliquant qu'il protège ainsi l'avenir de l'Italie au sein de l'Union européenne. Le Mouvement 5 étoiles, l'une des parties de la coalition, en colère, demande sa démission. Le chef de la Ligue, l'autre partie de la coalition, s'en prend, lui, aux voisins français et allemand qui auraient dicté cette décision. Les journaux italiens pointent surtout la crise totale dans laquelle se trouve le pays : trois mois après les dernières élections, il n'y a toujours pas de gouvernement.

Le président Mattarella a demandé ce lundi 28 mai à Carlo Cottarelli, un ancien du FMI, de composer un nouveau gouvernement. Il s'agira sans doute d'un gouvernement de transition jusqu'aux prochaines élections

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Le président italien Sergio Mattarella lors d\'une conférence de presse à Rome, le 27 mai 2018.
Le président italien Sergio Mattarella lors d'une conférence de presse à Rome, le 27 mai 2018. (VINCENZO PINTO / AFP)