Effondrement du pont de Gênes : une vive émotion à l'ouverture d'un procès historique

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Effondrement du pont de Gênes : une vive émotion à l'ouverture d'un procès historique
France 2
Article rédigé par
L. Feuerstein, M. Chiarello, C. Napoli, I. Mangiardi - France 2
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Un procès pour l'histoire s'ouvre jeudi 7 juillet en Italie. Il s'agit de celui du pont effondré de Gênes, qui a fait 43 morts, le 14 août 2018. 

L'émotion était vive, dans la matinée du jeudi 7 juillet, devant le tribunal de Gênes, en Italie. Des familles de victimes ont perdu des proches dans l'effondrement du pont, survenu le 14 août 2018. Elles ont donc tenu à être là, pour ce procès. "C'est dur d'être ici, de revoir d'autres familles. Les souvenirs reviennent. C'est une journée triste, mais aussi d'attente. On a soif de justice", a confié Giuseppe Matti Atadonna, père d'une victime. 

"Tout est lié à un intérêt financier"

Il y a quatre ans, le pont Morandi s'est effondré, entraînant dans sa chute une trentaine de véhicules. Au total, 43 personnes sont mortes, dont quatre Français. Pourtant, selon les enquêteurs, ce drame aurait pu être évité. Des problèmes de vétusté avaient été signalés, mais à l'époque, les investissements nécessaires n'auraient pas été réalisés. "Ce que dit le parquet de Gênes, c'est que tout est lié à un intérêt financier, pour augmenter les profits", a expliqué Raffaele Caruso, avocat du comité des proches des victimes du pont Morandi.

Parmi les 59 personnes présentes sur le banc des accusés, figurent les ex-directeurs des sociétés d'autoroute, les cadres et techniciens, ainsi que les fonctionnaires de l'équipement. Certains sont poursuivis pour homicide involontaire. Pour la société Autostrade, qui appartenait à la famille Benetton, le problème n'était pas d'ordre financier. Les avocats renvoient la responsabilité sur les concepteurs de l'ouvrage.

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