Effondrement d'un pont à Gênes : Giuseppe Conte réclame plus d'argent à la société d'autoroute pour la reconstruction et l'indemnisation

Le chef du gouvernement italien demande plus de deux milliards d'euros à la société Atlantia, propriétaire du concessionnaire autoroutier qui gérait le pont Morandi. L'entreprise propose 500 millions d'euros.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte, le 30 juillet 2018, à Washington (Etats-Unis).
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte, le 30 juillet 2018, à Washington (Etats-Unis). (JIM WATSON / AFP)

Après l'effondrement meurtrier du pont Morandi à Gênes, le gouvernement italien veut faire payer la société Atlantia, propriétaire du concessionnaire autoroutier Autostrade per l'Italia, a annoncé Giuseppe Conte, mardi 21 août. "Le dossier est dans ma sacoche et il a voyagé avec moi au cours des derniers jours", a affirmé le président du Conseil italien au journal Il Corriere della Sera (en italien).

Le chef du gouvernement italien estime que les 500 millions d'euros proposés par Atlantia pour reconstruire un édifice autoroutier et venir en aide aux familles des 43 victimes de la catastrophe constituent une offre trop modeste. "Ils pourraient multiplier par quatre ou par cinq" ce montant, a-t-il dit.

Giuseppe Conte a indiqué que le gouvernement avait reçu des propositions concurrentes de celles d'Atlantia pour reconstruire le viaduc de Gênes. Quant à la possibilité de nationaliser le secteur des concessions autoroutières, le président du Conseil a seulement affirmé qu'il examinait le meilleur moyen de "satisfaire l'intérêt public""Il est certainement nécessaire de trouver une alternative à la mauvaise privatisation", a-t-il dit.