Benoît XVI demande le retrait de son nom d'un livre abordant le célibat des prêtres

La publication, ce mercredi, d’un livre présenté comme coécrit par l’ancien souverain pontife et le cardinal ultraconservateur Robert Sarah a déclenché une vive controverse.

L\'ancien pape Benoit XVI au Vatican, le 1er juin 2018.
L'ancien pape Benoit XVI au Vatican, le 1er juin 2018. (DANIEL KARMANN / DPA)

L'ancien pape allemand Benoît XVI a demandé que son nom soit retiré d'un livre, a déclaré mardi 14 janvier son secrétaire particulier Georg Gaenswein, cité par l'agence italienne ANSA. L'ouvrage semble destiné à influencer le pape François sur l'épineuse question du célibat des prêtres. Le livre lui-même semble se positionner pour que les prêtres catholiques restent célibataires.

"Je peux confirmer que ce matin, sur indication du pape émérite, j'ai demandé au cardinal Robert Sarah", principal auteur du livre, "de contacter les éditeurs du livre en les priant d'enlever le nom de Benoît XVI", a déclaré Georg Gaenswein, selon la même source. Le livre en question, intitulé Des profondeurs de nos cœurs et qui doit paraître ce mercredi en France, présente en couverture les photos de Benoît XVI et du cardinal Sarah, semblant indiquer que tous deux en sont les auteurs. 

Il ne veut pas apparaître comme coauteur

Joseph Ratzinger demande non seulement qu'il n'apparaisse plus comme coauteur du livre mais également que sa signature soit éliminée de l'introduction et des conclusions du livre, précise Georg Gaenswein. "Le pape émérite savait que le cardinal préparait un livre et il lui avait envoyé un de ses articles sur le sacerdoce en lui permettant de l'utiliser comme bon lui semblait. Il n'avait pas cependant approuvé un quelconque projet de livre avec une double signature et il n'avait ni vu ni autorisé la page de couverture", a précisé le religieux allemand présent aux côtés de Benoît XVI depuis de longues années. 

Dès lundi, plusieurs correspondants étrangers au Vatican assuraient que Benoît XVI n'a pas coécrit un livre avec le cardinal ultraconservateur Robert Sarah.