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Israël-Palestine : un attentat déjoué, des raids aériens sur Gaza

Les violences sont quotidiennes et de plus en plus vives entre Israéliens et Palestiniens. Très tôt ce dimanche matin, une femme enceinte et sa petite fille de deux ans ont été tuées dans un raid aérien israélien. Quelques heures plus tard, un attentat suicide a été évité par la police israélienne en Cisjordanie. Plus que jamais, l'ombre d'une troisième intifada pèse sur la région.
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Radio France
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 (Des manifestants palestiniens à Ramallah, samedi 10 octobre © MaxPPP)

Israël et les Territoires palestiniens en pleine escalade de la violence. Ce dimanche, une femme enceinte, âgée de trente ans, et sa petite fille de deux ans ont été retrouvées mortes dans la destruction de leur maison par un raid israélien, dans le nord de la bande de Gaza. Un drame qui risque de tendre encore plus la situation. 

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L'armée israélienne avait indiqué plus tôt que son raid allait viser des "ateliers de fabrication d'armes du Hamas", suite à deux tirs de roquette partis de Gaza samedi. Des roquettes interceptées par le dôme de fer, système de défense israélien.

Un attentat-suicide déjoué par la police israélienne

En Cisjordanie, une Palestinienne a été grièvement brûlée alors qu'elle tentait de mener un attentat-suicide. La police israélienne l'a intercepté à un check-point près de la colonie israélienne de Maalé Adoumim, sur une route en direction Jérusalem. Un agent a repéré une voiture suspecte dont la conductrice semblait très "tendue", quand il s'est approché elle a crié "Dieu est grand" en arabe avant de faire exploser une bombe. Le policier a été brûlé au visage. Il y a avait aussi des bouteilles de gaz dans la voiture.

Des discussions diplomatiques de plus en plus limitées

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président palestinien Mahmoud Abbas ont tenté pendant plusieurs jours de calmer le jeu, ils se sont respectivement rejeté la responsabilité des violences samedi. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, les a appelés pour leur faire part de sa "profonde inquiétude". 

Mahmoud Abbas a répété que le gouvernement israélien devait cesser de "couvrir les provocations des colons, menées sous la protection de l'armée ". Benjamin Netanyahu demande lui à l'Autorité palestinienne qu'elle stoppe "son incitation féroce, basée sur des mensonges, qui a provoqué l'actuelle vague de terrorisme".

L'Elysée a estimé ce dimanche matin, que "l'escalade des violences dans les territoires palestiniens et à Jérusalem est extrêmement préoccupante et dangereuse".

Depuis le 1er octobre, quatre Israéliens et 23 Palestiniens ont été tués, dont sept auteurs d'attaques présumées à l'arme blanche. 

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