Levée partielle des sanctions, l'Iran respire un peu

Hassan Rohani, le président élu en juin 2013, est en train de gagner son pari. Jouer la transparence sur le dossier du nucléaire afin d'obtenir la levée de l'embargo. C'est fait partiellement, et en Iran on attend une reprise économique.

Scène de rue à Téhéran, le 14 juin 2013.
Scène de rue à Téhéran, le 14 juin 2013. (Anadolu Agency/Fatemeh Bahrami)

Téhéran a montré sa bonne volonté. Contrairement à son prédécesseur, le président Hassan Rohani a décidé de calmer le jeu sur le dossier du nucléaire. Dix années de bras de fer ont conduit le pays au bord du gouffre. Aujourd'hui, l'Iran a stoppé certains de ses programmes nucléaires, comme l'enrichissement de l'uranium.

En contrepartie, les superpuissances lèvent une partie de l'embargo pour six mois. L'équivalent de cinq milliards d'euros dans les domaines du pétrole, de la pétrochimie, des produits financiers...

Dans le domaine du pétrole, les exportations tombées à 1,5 millions de barils par jour pourraient gagner un million de barils. Autre secteur concerné, l'automobile. Avant les sanctions, le pays employait 500.000 personnes et produisait 1,6 million de véhicules. Aujourd'hui, le chiffre est divisé par deux.

Alors les Iraniens fondent de grands espoirs dans cette politique de réchauffement. L'inflation devrait d'abord commencer à baisser. Elle a atteint le chiffre ahurissant de 45% par an. Ensuite, le chômage devrait aussi refluer. Dans la rue, la satisfaction est grande. A la hauteur de l'attente, comme l'a constaté Dorothée Oliéric.