Iran : l'ultraconservateur Ebrahim Raïssi intronisé président

Ancien chef de l'Autorité judiciaire, l'homme de 60 ans entame officiellement son mandat de quatre ans après l'approbation de son élection par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei.

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Le président iranien Ebrahim Raïssi à Téhéran, en Iran, le 21 juin 2021. (MORTEZA NIKOUBAZL / NURPHOTO / AFP)

L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a été intronisé, mardi 3 août, président de l'Iran. Vainqueur de la présidentielle de juin marquée par une abstention record, Ebrahim Raïssi succède à Hassan Rohani, qui avait conclu en 2015 un accord sur le nucléaire iranien avec les grandes puissances, après des années de tensions.

Ancien chef de l'Autorité judiciaire, Ebrahim Raïssi, 60 ans, entame officiellement son mandat de quatre ans après l'approbation de son élection par le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Il prêtera serment jeudi devant le Parlement, auquel il devra présenter ses candidats pour les postes ministériels.

Un nom associé à l'exécution d'opposants en 1988

Toujours coiffé de son turban noir et vêtu d'un long manteau de religieux, Ebrahim Raïssi se présente comme le champion des classes défavorisées et de la lutte contre la corruption. Ancien chef de l'Autorité judiciaire, cet hodjatoleslam (rang inférieur à ayatollah dans le clergé chiite) ultraconservateur et sans états d'âme est un partisan assumé de l'ordre.

Il figure sur la liste noire des responsables iraniens sanctionnés par Washington pour "complicité de graves violations des droits humains", accusations balayées comme nulles et non avenues par les autorités de Téhéran.

Pour l'opposition en exil et des organisations de défense des droits humains, le nom d'Ebrahim Raïssi reste associé aux exécutions massives de détenus marxistes ou de gauche en 1988, à l'époque où il était procureur adjoint du tribunal révolutionnaire de Téhéran. Interrogé en 2018 et en 2020 sur cette page noire de l'histoire récente, Ebrahim Raïssi a nié y avoir joué le moindre rôle, mais a rendu "hommage" à l'"ordre" donné selon lui par l'ayatollah Khomeiny, fondateur de la République islamique, de procéder à cette épuration.

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