Détenue en Iran, la chercheuse française Fariba Adelkhah cesse sa grève de la faim pour raisons de santé

Le comité de soutien de la chercheuse avait jugé récemment son état de santé "alarmant" et l'avait appelée à mettre un terme à son mouvement de protestation.

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Une photo datant de 2012 de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, distribuée le 16 juillet 2019 après son arrestation. (THOMAS ARRIVE / SCIENCES PO / AFP)

La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah, détenue depuis juin en Iran, a mis fin mercredi 12 février à la grève de la faim qu'elle menait depuis le 24 décembre pour protester contre son incarcération, a annoncé son avocat.

"Mme Adelkhah a répondu à la demande écrite de militants politiques et issus de la société civile, et mis fin à sa grève de la faim à midi [9h30 en France] aujourd'hui", a indiqué Said Dehghan. Le comité de soutien de la chercheuse avait jugé récemment son état de santé "alarmant" et l'avait appelée à mettre un terme à son mouvement de protestation.

Son compagnon Roland Marchal également détenu

Fariba Adelkhah, anthropologue franco-iranienne, et son compagnon Roland Marchal, spécialiste de la Corne de l'Afrique, qui était venu la rejoindre pour une visite privée, ont été arrêtés par les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime, le 5 juin 2019 à l'aéroport de Téhéran.

Ils sont poursuivis depuis pour menace à la "sûreté nationale" et "propagande" contre le régime, des accusations forgées de toutes pièces selon leur comité de soutien. 

Mardi 11 février, anniversaire de la révolution islamique de 1979, environ 150 personnes s'étaient réunies à l'appel du comité de soutien des deux chercheurs pour réclamer leur libération.

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