Belgique : un diplomate iranien condamné à vingt ans de prison pour un projet d'attentat en France

Assadollah Assadi avait été arrêté le 1er juillet 2018 en Allemagne, dans le cadre de l'enquête sur un projet d'attentat près de Paris, visant le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne.

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Des forces de l'ordre patrouillent devant le tribunal d'Anvers (Belgique), jeudi 4 février 2021. (DIRK WAEM / BELGA)

Un diplomate iranien de 49 ans a été condamné par la justice belge à vingt ans de prison, jeudi 4 février, pour avoir projeté un attentat près de Paris en 2018, qui devait viser un rassemblement d'opposants au régime de Téhéran. La peine prononcée contre Assadollah Assadi, à l'époque en poste à l'ambassade d'Iran à Vienne, est conforme aux réquisitions du parquet fédéral belge, compétent en matière de terrorisme.

Le tribunal d'Anvers (nord de la Belgique) a également condamné trois complices belges d'origine iranienne à des peines allant de 15 à 18 ans de prison, ainsi qu'à la déchéance de leur nationalité belge.

Un attentat à la bombe devait viser, le 30 juin 2018 à Villepinte (Seine-Saint-Denis), le grand rassemblement annuel du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), une coalition d'opposants comprenant les Moudjahidine du peuple (MEK). Le jour même, un couple belgo-iranien domicilié à Anvers avait été arrêté par la police belge dans les environs de Bruxelles, en possession de 500 grammes d'explosif TATP et d'un détonateur dans sa voiture.

Téhéran ne reconnaîtra pas cette condamnation

En poste à l'époque à l'ambassade d'Iran à Vienne, Assadollah Assadi avait été arrêté le 1er juillet en Allemagne, où les enquêteurs estimaient qu'il ne bénéficiaient plus de son immunité diplomatique. Ces derniers étaient en possession d'images le montrant le 28 juin à Luxembourg en train de remettre un paquet contenant la bombe au couple belgo-iranien. Incarcéré en Allemagne, le diplomate avait été remis en octobre 2018 à la Belgique. Il avait refusé d'être extrait de cellule pour comparaître le 27 novembre 2020.

Le régime iranien a déjà prévenu qu'il ne reconnaîtrait pas le jugement, affirmant que la procédure initiée par la justice belge n'était "pas légitime, en raison de l'immunité diplomatique" d'Assadollah Assadi. Les opposants ciblés ont dénoncé de leur côté un projet relevant du "terrorisme d'Etat".

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