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Pollution: Pékin ? Non, Delhi !

Le 8 mai 2014, l'autorité indienne de contrôle de la qualité de l'air reconnaissait que la pollution à Delhi était comparable à celle de Pékin. Elle s'est toutefois défendue d'être la capitale la plus polluée du monde. Quoi qu'il en soit, 13 des 20 villes les plus polluées du monde se trouvent en Inde... selon une étude menée par l'Organisation mondiale de la santé.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
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Photo aérienne de Delhi prise le 8 mai 2014. La ville possède la plus forte concentration moyenne annuelle au monde de particules fines en suspension. (AFP PHOTO / ROBERTO SCHMIDT)
Dans ce bilan dressé par l'OMS et portant sur 1.600 villes de 91 pays, Delhi affiche la concentration moyenne annuelle de particules (PM) fines de moins de 2,5 micromètres la plus élevée des capitales mondiales, à 153 microgrammes par m3. Ces particules, qui peuvent passer dans le sang en pénétrant profondément dans les poumons, accroissent le risque de bronchites chroniques, de cancer du poumon et de maladies cardiaques.

Globalement, l'OMS indique que «dans la plupart des villes pour lesquelles l’on dispose de suffisamment de données pour comparer la situation aujourd’hui avec celle des années précédentes, la pollution de l’air s’aggrave. De nombreux facteurs contribuent à cette augmentation, notamment l’utilisation de combustibles fossiles, par exemple, pour les centrales à charbon, la dépendance vis-à-vis de véhicules à moteur pour les transports privés, l’inefficacité énergétique des bâtiments et l’utilisation de combustibles de la biomasse pour la cuisine et le chauffage.»

Les autorités indiennes avaient rejeté une étude américaine publiée début 2014 qui montrait quelques mois plus tôt que la qualité de l'air à Delhi était aussi mauvaise qu'à Pékin.

D'après Gufran Beig, responsable de l'organisme public System of Air Quality Weather Forecasting and Research, qui l'avait sortie début 2014, «la qualité de l'air à Delhi est meilleure qu'à Pékin en été et bien meilleure pendant la mousson» et inversement en hiver où «Delhi affiche des pics assez élevés comparé à Pékin, en raison de la météo»

En conclusion, deux pays, même combat. Et une injonction: «Peut mieux faire!»

A Pékin, la Cité Interdite dans le smog, le 2 novembre 2013.  (KE WEI / IMAGINECHINA)

 


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