En Inde, un homme vole le rein de sa femme pour remplacer la dot non versée par la famille

Une habitante du Bengale-occidental accuse son mari de luiavoir volé un rein avant de le revendre pour se faire de l'argent. Selon elle, l'hommes aurait profité de son opération de l'appendicite pour lui dérober son organe.

Une rue animée de Calcutta, dans l\'Etat du Bengale-Occidental, le 24 février 2005.
Une rue animée de Calcutta, dans l'Etat du Bengale-Occidental, le 24 février 2005. (SCHROEDER ALAIN / HEMIS.FR / AFP)

L'histoire racontée par cette Indienne est sordide. Rita Sarkar a accusé son mari de lui avoir volé un rein pour se venger de la dot non versée par la famille de la mariée, racontent The Hindustan Times et The Telegraph India. Cette habitante du Bengale-occidental, qui a porté plainte vendredi 2 février, raconte que son époux lui a volé un rein à son insu lors d'une opération de l'appendicite.

Le mari, commerçant de profession, aurait réalisé le vol de l'organe avec l'aide de son frère et de sa mère. Le couple s'est passé la bague au doigt il y a 12 ans et le mari s'en prenait régulièrement à sa femme en raison de l'absence de la dot. La pratique de la dot est pourtant officiellement interdite en Inde depuis 1961.

Il a vendu mon rein parce que ma famille ne pouvait pas lui payer la dot.Rita SarkarThe Hindustan Times

Vendu à un homme d'affaires

"Il y a environ deux ans, j'ai commencé à souffrir de douleurs aigües à l'estomac. Mon mari m'a amenée dans une clinique privée à Calcutta, où le personnel médical et lui m'ont dit que ça irait mieux après l'opération de mon appendice enflammé", raconte Rita Sarkar dans The Hindustan Times

En revenant chez elle après l'opération, la femme s'est plainte de douleurs mais son mari n'a pas voulu la conduire chez un médecin. Avec l'aide de sa famille, elle a fini par consulter un docteur, il y a trois mois. Elle a alors découvert qui l'un de ses reins manquait à l'appel. 

Interrogés par la police, le mari et son frère ont avoué qu'ils avaient vendu le rein de Rita Sarkar à un homme d'affaires de l'Etat du Chhattisgarh. Mais contacté par The Telegraph India, l'homme a affirmé que sa femme avait fait don de son rein : "Elle avait même signé une lettre de consentement." La police indienne va poursuivre l'enquête en commençant par la clinique dans laquelle s'est déroulée l'opération.