Cet article date de plus de neuf ans.

En Inde, le nucléaire veut remplacer la casse des bateaux

Sur les côtes du nord-ouest de l'Inde, se trouve l'Alang Ship Recycling Yard, une immense zone de 150 chantiers de démantèlement de navires. Mais le dépeçage des bateaux est en chute libre depuis dix ans en raison de la concurrence du Bangladesh et de la Chine. Le bas coût de ces terrains pollués, attise la convoitise de l’industrie du nucléaire qui veut y implanter de nouvelles usines.
Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Afrique
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des  travailleurs indiens démolissent des navires dans le village de Mithi Virdi, dans le district de Bhavnagar, à 260 km d’Ahmedabad, la sixième ville d'Inde, le 4 Mars 2013.  (AFP PHOTO / Sam PANTHAKY)
50% des bateaux du monde entier sont envoyés à la casse dans cette région de l’inde pour y être désossés par 30.000 employés. Si les problèmes sanitaires et environnementaux liés à cette pratique dans cette région sont souvent pointés du doigt, l’installation de sites nucléaires sur la côte inquiète d’autant plus les organisations de défense de l’environnement.
 
800 hectares de terrains ont été réservés pour la Nuclear Power Corporation of India Limited, une entreprise publique indienne de production d'électricité d'origine nucléaire. Le groupe a pour projet la construction d’une centrale d’une puissance de 6.000 MW.
 
La société pense aussi construire à Jaïtapur, une autre centrale nucléaire d’une puissance de 9.900 mégawatts.
 
Des discussions se sont tenues entre la société nucléaire française Areva et l’entreprise indienne lors de visite du président français François Hollande en février 2013 pour un éventuel contrat  de 9,3 milliards de dollars…

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Inde

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.