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Immigration : l'Australie expulsera désormais tous les clandestins

L'Australie a annoncé ce vendredi la fermeture de ses frontières aux migrants clandestins. Si ces derniers atteignent l'île-continent, ils seront désormais expulsés vers la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Le gouvernement dit vouloir lutter contre l'immigration illégale et les passeurs clandestins.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Daniel Munoz Reuters)

A partir de ce vendredi, les migrants clandestins, dont l'arrivée en Australie passe souvent par des passeurs illégaux, seront désormais expulsés vers la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

"A partir de maintenant, tout demandeur d'asile qui
arrivera en Australie par bateau n'aura aucune chance d'être autorisé à rester
dans le pays comme réfugié
", a averti le Premier ministre Kevin Rudd. L'Australie a vu débarquer depuis le 1er
janvier dernier quelque 13.000 migrants. La nouvelle mesure, visant à stoppper l'immigration clandestine, prend effet immédiatement, pour un an. Elle a été annoncée vendredi en présence du Premier ministre de Papouasie-Nouvelle Guinée,  qui s'engage à accueillir les expulsés en question.

Lutte contre les passeurs

Les personnes débarquant par exemple sur l'île de Christmas Island,
territoire australien, en formulant une demande d'asile, seront directement envoyées
au centre de rétention de l'île de Manus Island, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Ensuite, les migrants dont
les demandes seront rejetées auront pour obligation de retourner chez eux ou
seront expulsés vers des pays tiers. Selon Kevin Rudd, cette décision aurait
été prise dans le but de mettre un terme aux filières de passeurs clandestins :
des centaines de demandeurs d'asile ont déjà péri alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Australie par la mer.

Une décision contestée

Tony Abbott, chef de l'opposition conservatrice, salue la réforme mais s'interroge quant aux moyens de gestion du flux des arrivants, actuellement estimé à un millier par jour. L'ONG de défense des droits de l'Homme Amnesty International parle de ce vendredi comme du "jour où l'Australie a décidé de tourner le
dos aux plus vulnérables de la planète". 

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