Hollande : "La chute du régime de Bachar al-Assad est inéluctable"

Le président de la République a lancé vendredi matin à Paris la troisième conférence des Amis de la Syrie. La centaine de pays réunis doit réfléchir à une solution diplomatique pour appeler le Conseil de sécurité de l'ONU à prendre des sanctions.

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"Bachar al-Assad doit partir. C'est ce que veut son
peuple"
, a déclaré vendredi matin François Hollande. Le président de la
République s'exprimait devant les représentants d'une centaine de pays membres des
Amis du peuple syrien. Dans son discours d'ouverture, François Hollande a
manifesté "tout son soutien" aux opposants syriens, qualifiant la
situation en Syrie de "terrible et insupportable pour la conscience
humaine et la sécurité"
.

Le président de la République propose cinq engagements
concrets à prendre, dont des sanctions économiques et des aides concrètes à l'opposition,
par l'intermédiaire de moyens de communication. Il a enfin appelé l'ONU à agir "le
plus vite possible"
, pour forcer Damas à appliquer le plan de sortie de
crise de Kofi Annan
. S'adressant à la Russie, qui boycotte la réunion, François
Hollande a souligné que la Syrie était devenue "une menace pour la paix
et la sécurité internationale"
.

Faire pression sur Bachar al-Assad

Ce discours, suivi d'une minute de silence en hommage aux
rebelles syriens, a ouvert une journée de discussions qui devrait aboutir à un
nouvel appel à durcir les sanctions. Les participants à la réunion espèrent aussi
transmettre au Conseil de sécurité de l'ONU un texte sur la transition
politique
en Syrie. Ce texte a été signé la semaine dernière à Genève par les
cinq membres du Conseil de sécurité.

Mais s'il pose les principes d'une transition avec un
nouveau gouvernement, l'accord de Genève ne mentionne pas le départ du
président Syrien. Départ posé par les opposants syriens comme une condition à
tout début de solution politique.