VIDEO. Moscovici : "Si on effaçait la dette grecque, ce serait les Français qui s'en acquitteraient"

Le commissaire européen a détaillé, lundi sur France 2, les attentes de Bruxelles vis-à-vis d'Athènes, qui doit déposer un programme de réformes pour obtenir une nouvelle aide financière.

FRANCE 2

Pas question d'éponger la dette grecque, selon Pierre Moscovici. Le commissaire européen aux Affaires économiques a affirmé, lundi 23 février sur France 2, que "'l'effacement' n'est pas un mot qui a cours à Bruxelles".

"Si on venait à effacer la dette, ce serait les citoyens français qui s'en acquitteraient, a-t-il ajouté. La France est exposée à hauteur de 40 milliards d'euros à la dette grecque."   

"Il ne s'agit pas d'imposer l'austérité à Athènes"

Le gouvernement grec doit présenter, d'ici à lundi soir, un programme de réformes qui doit lui permettre de d'obtenir le feu vert de la zone euro pour l'extension de quatre mois du financement de son économie. L'exécutif de gauche radicale va s'essayer à un numéro d'équilibriste pour ne pas, pour autant, revenir sur ses promesses électorales.

La Commission européenne attend de la part de la Grèce un programme de réformes "ambitieux" mais "financièrement réaliste", tout en restant "dans la philosophie de Syriza", a indiqué Pierre Moscovici. Il a rappelé qu'"il ne s'agit pas d'imposer l'austérité à Athènes". Il faut "aider le peuple grec (...) mais en même temps avec réalisme", a-t-il indiqué. 

Pierre Moscovici, à Bruxelles, le 20 février 2015. 
Pierre Moscovici, à Bruxelles, le 20 février 2015.  (WIKTOR DABKOWSKI / AFP)