VIDEO. Grèce : "Si le peuple grec dit oui, Tsipras est obligé de partir" estime Sarkozy

Lors de la Fête de la Violette, l'ancien président français a fustigé l'attitude du Premier ministre grec.

L\'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 4 Juillet 2015 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher), lors de le Fête de la violette.
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, le 4 Juillet 2015 à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher), lors de le Fête de la violette. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, a affirmé samedi 4 juillet en Sologne que si les Grecs répondaient "non" au référendum organisé dimanche sur le plan d'aide européen à leur pays, alors leur Premier ministre Alexis Tsipras devrait "partir".

Lors d'un discours de plus de quarante minutes à la Fête de la Violette, organisé pour la troisième année consécutive à la Ferté-Imbault (Loir-et-Cher), l'ex-chef de l'Etat a également reproché à François Hollande et son gouvernement de n'avoir "ni plan A ni plan B" sur cette question. "Monsieur Hollande dit il faut chercher des compromis. Certes, mais pas avec n'importe qui et pas n'importe quel compromis", a-t-il insisté.

Alexis Tsipras "ne partage aucune de nos valeurs"

Mais c'est surtout Alexis Tsipras, qui a engagé un bras de fer avec les céranciers de la Grèce, qui est dans le viseur de Nicolas Sarkozy : "Un Premier ministre qui ne partage aucune de nos valeurs, qui n'assume aucune des responsabilités qui devraient être celles d'un premier ministre d'un grand pays européen. (...) Mais moi je veux dit au premier ministre grec, prenez garde monsieur, parce que les créanciers, ce sont les contribuables français et européens", a-t-il lancé. "Vous n'avez pas le droit de les insulter et vous n'avez pas le droit de fuir les responsabilités qui sont les vôtres."

Selon lui, Alexis Tsipras "s'est mis dans une situation impossible. Si le peuple grec dit oui au plan que propose l'Europe, Tsipras est obligé de partir. Si les Grecs disent non, Tspiras ne peut plus négocier, parce qu'alors, il reviendrait négocier avec ses partenaires européens avec un mandat encore plus dur que celui d'avant le référendum".

"Voilà pourquoi je dis qu'aujourd'hui, la question est moins de savoir comment protéger la Grèce que comment on protège les 18 autres pays actuellement membres de la zone euro", a affirmé l'ancien président de la République. "Quelle que soit la décision des Grecs, je demande que soit convoqué un sommet des chefs d'Etats de la zone euro sans tarder et que nous décidions à 18 ou 19 de tirer les conséquences de tout ce qu'il s'est passé depuis la création de la monnaie unique", a-t-il poursuivi.