Zone euro : Valls détaille la proposition de Hollande

Le président a indiqué, dans une tribune publiée par "Le Journal du dimanche", que la France était prête à participer "à une organisation renforcée" de la zone euro et à constituer "avec les pays qui en décideront, une avant-garde".

Manuel Valls et François Hollande, à Paris, le 14 juillet 2015.
Manuel Valls et François Hollande, à Paris, le 14 juillet 2015. (MAL LANGSDON / REUTERS)

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a affirmé, dimanche 19 juillet, à Avignon (Vaucluse) que ce sont "la France, l'Allemagne, l'Italie, les pays fondateurs" de l'Union européenne, qui doivent constituer "l'avant-garde" dans la zone euro souhaitée par François Hollande. Le président a indiqué, dans une tribune publiée par l'hebdomadaire Le Journal du dimanche, que la France était prête à participer "à une organisation renforcée" de la zone euro et à constituer "avec les pays qui en décideront, une avant-garde".

Le gouvernement "travaille à un texte pour étayer les propositions du président et formuler des propositions à nos partenaires à l'automne. (...) L'objectif est un texte français à la sortie de l'été, qui sera une base de débat", a dit Manuel Valls. "Il faut pleinement reprendre l'initiative, c'est ce que dit le président de la République depuis 2012. Sa voix était isolée, maintenant elle est partagée, je m'en réjouis", a indiqué le locataire de Matignon, engagé dans une tournée culturelle depuis samedi et jusqu'à lundi soir, qui le mènera, après Avignon, à Arles puis à Aix-en-Provence.

"L'Allemagne sait qu'il faut prendre des initiatives"

"La voix de la France est indispensable pour l'Europe, et la France est, avec ce président de la République, pleinement de retour sur la scène européenne, donc en capacité de montrer sa force, sa force de persuasion pour plus de solidarité, plus de responsabilités au niveau européen, a encore souligné Manuel Valls. L'Allemagne sait parfaitement qu'il faut prendre des initiatives, mais cela doit se faire dans un dialogue constructif, dans le respect de chacun, dans un dialogue franco-allemand qui n'est pas exclusif des dialogues avec les autres pays."

"Dans les semaines qui viennent, a-t-il précisé, la France, notamment à travers le président de la République, aura l'occasion de prendre des initiatives, faire des propositions concrètes qui nourrissent cette piste, ces éléments qui ont été donnés par le président de la République."