Pour l'Allemagne, "il appartient à la Grèce" d'agir pour rester dans la zone euro

Berlin estime, lundi, que les conditions d'une reprise des négociations "ne sont pas encore réunies".

Angela Merkel et Alexis Tsipras quittent une conférence de presse, le 23 mars 2015, à Berlin (Allemagne).
Angela Merkel et Alexis Tsipras quittent une conférence de presse, le 23 mars 2015, à Berlin (Allemagne). (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Au lendemain du référendum, la balle est dans le camp d'Athènes. Le gouvernement allemand a estimé, lundi 6 juillet, qu'il appartenait désormais "à la Grèce et à son gouvernement" d'agir pour rester dans l'euro. "A la lumière de la décision des citoyens grecs, les conditions pour entamer des négociations sur un nouveau programme d'aide ne sont pas encore réunies", a fait savoir un porte-parole d'Angela Merkel.

Le vote de dimanche "est un rejet du principe qui a guidé les aides aux pays [européens en difficulté], le principe selon lequel la solidarité et les efforts sont indissociables", a noté Berlin. Or, "le gouvernement allemand reste fidèle à ce principe" qui, selon lui, a permis de gros progrès dans d'autres pays de la zone euro.

"Pas de raison" de restructurer la dette

Berlin porte ainsi un coup sévère aux espoirs de trouver rapidement une solution dans de nouvelles négociations avec ses partenaires européens pour renflouer la Grèce, au bord de l'asphyxie financière. 

L'Allemagne, où l'opinion publique est de moins en moins solidaire avec la Grèce, n'est notamment aucunement disposée à discuter d'une restructuration de la colossale dette grecque, une requête pressante d'Athènes. Un porte-parole du ministère des Finances a jugé qu'il n'y avait "pas de raison" pour discuter d'une restructuration de la dette grecque.