Accord sur la Grèce : la dette n'est toujours "pas viable", selon le FMI

Le programme d'aide doit permettre à Athènes de payer ses arriérés, de recapitaliser ses banques et de faire face à ses échéances.

Christine Lagarde, à Washington, le 1 juillet 2015.
Christine Lagarde, à Washington, le 1 juillet 2015. (JONATHAN ERNST / REUTERS)

La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde a salué, vendredi 14 août, l'accord sur le troisième programme d'aide à la Grèce, arraché plus tôt dans la soirée. Elle a cependant répété que l'endettement du pays n'était "pas viable", demandant un allègement "significatif" de la part des Européens.

Les Européens réclament la participation du FMI

"Je demeure fermement convaincue que la dette de la Grèce est devenue insoutenable et que la Grèce ne peut, par ses seules actions, restaurer la viabilité de cet endettement, a écrit Christine Lagarde dans un communiqué. Il est primordial que les partenaires européens de la Grèce prennent des engagements concrets (...) pour apporter un allègement significatif de la dette qui aille bien au-delà de ce qui a été considéré jusqu'ici."

De nombreux pays européens, Allemagne en tête, réclament la participation du FMI au plan d'aide mais se montrent extrêmement réticents à l'idée d'alléger la dette grecque, qui avoisine les 170% de sa richesse nationale.