Les Grecs ne veulent plus d'austérité

Depuis plusieurs années maintenant, la Grèce impose des plans d'économies drastiques. La population attend donc avec angoisse de savoir ce qu'il va ressortir du sommet européen de Bruxelles prévu ce 22 juin.

FRANCE 2

En Grèce, le temps est suspendu à la décision qui sera annoncée à l'issue du sommet des dirigeants de l'Eurogroupe, ce 22 juin, à Bruxelles. "En majorité, les Grecs se sentent profondément Européens, c'est leur culture leur héritage, mais ce qu'ils ne supportent plus, c'est ce climat d'incertitude permanent", explique Clément Le Goff, envoyé spécial de France 2 à Athènes.

Le gouvernement soutenu par la population

Ce que disent les Grecs, c'est qu'ils ne veulent plus d'austérité. "Nous avons élu Alexis Tsipras pour que ça change, quitte à en payer les conséquences", disent certains Grecs. Dimanche soir, "ils étaient encore plusieurs milliers, à Athènes, rassemblés devant le parlement pour montrer leur soutien au gouvernement", rapporte le journaliste. Pendant ce temps-là, les retraits d'argent se multiplient dans les banques en attendant l'annonce d'un nouvel accord.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, prend la parole au Parlement grec, le 5 juin 2015.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, prend la parole au Parlement grec, le 5 juin 2015. (ANGELOS TZORTZINIS / AFP)