Le sort de la Grèce divise l'Europe

Face au "non" grec, la zone euro est désormais divisée : certains pays restent inflexibles, d'autres sont partisans d'une conciliation.

FRANCE 2

La Grèce a dit "non", dimanche 5 juillet, aux propositions des créanciers européens. Et ce lundi, une profonde division apparaît au sein de l'Europe, alors que l'avenir de la Grèce est incertain. La question qui fâche est la suivante : la Grèce doit-elle rester dans l'euro ?

Du côté de ceux qui soutiennent Athènes et veulent conserver cette nation dans l'euro, on trouve la France, le Portugal, l'Espagne... En majorité, il s'agit de pays du sud de l'Europe. En Italie, une femme salue le "non" au micro de France 2 : "On est les esclaves de l'Allemagne. Ça suffit, on devrait tous prendre exemple sur la Grèce."

"C'est mieux pour la Grèce de sortir de l'euro"

Au nord de l'Europe, on est plus sévère. L'Allemagne fait figure de leader des inflexibles. La Lituanie et la Slovaquie, qui ont remboursé leurs dettes à coups d'économies drastiques, ne veulent plus "payer pour Athènes". "C'est mieux pour la Grèce de sortir de l'euro. Ils auront des années difficiles, reviendront à la drachme et les vacances y seront moins chères pour nous", estime un opposant excédé par le "non" grec.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un drapeau grec flotte à Athènes (Grèce), le 5 juillet 2015.
Un drapeau grec flotte à Athènes (Grèce), le 5 juillet 2015. (ARIS MESSINIS / AFP)