Le Parlement grec annonce sa dissolution, ouvrant la voie à des législatives en janvier

Le Parlement grec a confirmé, mercredi, l'organisation le 25 janvier d'élections législatives anticipées, pour lesquelles le parti anti-autérité Syriza est donné favori.

Le Premier ministre grec Antonis Samaras, le 29 décembre 2014, au Parlement grec, à Athènes.
Le Premier ministre grec Antonis Samaras, le 29 décembre 2014, au Parlement grec, à Athènes. (WASSILIOS ASWESTOPOULOS / AFP)

Trois jours après l'échec de l'élection d'un nouveau président de la République, le Parlement grec a annoncé sa dissolution, mercredi 31 décembre, et confirmé l'organisation le 25 janvier d'élections législatives anticipées. Ce scrutin pourrait raviver des tensions au sein de la zone euro en cas de victoire du parti Syriza, d'extrême gauche et anti-austérité, actuel favori des sondages.

Comme l'avait proposé le Premier ministre conservateur Antonis Samaras, la date du scrutin a été fixée au 25 janvier et les futurs députés entreront en fonction le 5 février 2015. La nouvelle chambre aura pour première mission d'élire un successeur au président Karolos Papoulias, dont le mandat arrive à échéance en mars.

Quel avenir pour la Grèce dans l'UE ?

L'annonce de législatives anticipées en Grèce a sucité l'inquiétude des marchés et des créanciers internationaux du pays. Dans l'attente de la formation d'un nouveau gouvernement, le Fonds monétaire international a suspendu les discussions sur le versement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce.

Mardi, le Premier ministre Antonis Samaras a une nouvelle fois mis en garde contre une éventuelle arrivée au pouvoir de la gauche radicale. L'enjeu des législatives, c'est "le maintien du pays dans l'Europe", a-t-il affirmé. Le spectre de la sortie de la Grèce de la zone euro a été à plusieurs reprises brandi par les créanciers et par Antonis Samaras, notamment lors des dernières législatives du juin 2012, quand le pays se trouvait en pleine crise.