Grèce : vaste opération antiterroriste contre des groupes d'extrême gauche

L'un des groupes visés, l'Organisation d'autodéfense révolutionnaire, avait revendiqué une attaque à la grenade contre l'ambassade de France à Athènes, le 10 novembre 2016.

La police grecque a annoncé le 9 novembre 2019 avoir arrêté trois personnes impliquées dans des groupes terroristes d\'extrême gauche. 
La police grecque a annoncé le 9 novembre 2019 avoir arrêté trois personnes impliquées dans des groupes terroristes d'extrême gauche.  (LAURIE DIEFFEMBACQ / BELGA MAG / AFP)

La police grecque a annoncé, samedi 9 novembre, avoir arrêté trois personnes et saisi des armes, dont un fusil utilisé dans des attentats par des groupes armés d'extrême gauche, au cours d'une vaste opération antiterroriste. 

L'un des groupes visés, l'Organisation d'autodéfense révolutionnaire, avait revendiqué une attaque à la grenade contre l'ambassade de France à Athènes, le 10 novembre 2016. L'explosion de la grenade avait légèrement blessé aux jambes le policier grec de faction, n'infligeant que des dégâts matériels mineurs. La même organisation avait aussi revendiqué des tirs contre l'ambassade du Mexique à Athènes, en juillet 2014. 

Des attentats réguliers imputés à des mouvements d'extrême gauche 

Deux hommes de 41 et 45 ans et une femme de 39 ans, soupçonnés d'activités terroristes, ont été arrêtés au cours de cette "vaste opération" lancée vendredi à Athènes, a indiqué la police, qui a précisé qu'un autre suspect, un homme de 46 ans, était en fuite.

Un des fusils avait été utilisé dans plusieurs attentats commis par l'Organisation d'autodéfense révolutionnaire, un groupe apparu en juillet 2014, notamment contre le siège du Parti socialiste grec (Pasok) à Athènes et contre l'ambassade du Mexique dans la capitale grecque.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a salué "un succès très important" et réaffirmé sa "détermination à mettre un terme définitif et irréversible au problème du terrorisme national". Les attentats visant des établissements publics, radiotélévisions, banques ou représentations diplomatiques sont récurrents en Grèce depuis des années, imputés à des mouvements d'extrême gauche ou anarchistes grecs.