Grèce : pour Christopher Dembik, "les créanciers ne ferment pas complètement les yeux"

Christopher Dembik, économiste à la Saxo Bank, est l'invité du Grand Soir 3 ce jeudi 13 août. L'occasion de revenir sur le troisième plan d'aide accordé à la Grèce.

FRANCE 3

Le troisième plan d'aide à la Grèce, qui doit être validé ce jeudi 13 août par les députés grecs, est jugé irréaliste, car selon Christopher Dembik, économiste à la Saxo Bank, "les objectifs qui ont été mis en place dans le cadre du plan d'aide, notamment en terme de réduction du déficit, ne seront tout simplement pas atteints". Aujourd'hui, la Grèce est un pays beaucoup trop endetté. Ce troisième plan d'aide ne fera qu'accroître cet endettement qui va passer à environ 200% du PIB, alors qu'il n'y a pas de croissance économique.

Des objectifs moins importants

L'économiste évoque "un contexte très difficile qui ne sera pas tenable à moyen terme". Mais pour lui, les créanciers ne ferment pas complètement les yeux sur l'effondrement économique de la Grèce, car "le nouveau plan d'aide prend en compte qu'on est dans une conjoncture très difficile du point de vue économique, avec une récession". Les objectifs ont été un peu moins importants. Mais globalement, tout le monde sait que la Grèce ne sera pas en mesure de rembourser, simplement on essaye de reporter l'échéance afin de discuter le vrai problème qui est le poids de l'endettement grec. Enfin l'économiste affirme que dès la rentrée, dès l'automne, il pourrait y avoir de nouveau des débats sur la viabilité de la dette grecque et sur le maintien du pays dans la zone euro.

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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au Parlement à Athènes, le 31 juillet 2015.
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, au Parlement à Athènes, le 31 juillet 2015. (NICK PALEOLOGOS / SOOC / AFP)