Grèce : non, il n'y a pas de pénurie dans les magasins, assurent les Grecs

L'hebdomadaire britannique "The Economist" affirme dans un article que la politique du gouvernement grec provoque la disette. Des Grecs répliquent, photos à l'appui.

Un homme porte un sac dans une rue d\'Athènes (Grèce) le 11 juillet 2015.
Un homme porte un sac dans une rue d'Athènes (Grèce) le 11 juillet 2015. (ANGELOS TZORTZINIS / AFP)

Une femme pousse son chariot de course devant les rayonnages désespérément vides d'un supermarché. La photo illustre un article de l'hebdomadaire britannique The Economist qui pointe "les conséquences économiques de Syriza", le parti de gauche radicale au pouvoir en Grèce. Les Grecs sont-ils victimes d'une pénurie ? Et est-ce la faute de leur gouvernement ? Le débat fait rage entre le magazine et des internautes grecs, sur Twitter, samedi 11 juillet.

Des banques fermées, des retraits limités, des distributeurs automatiques parfois à cours de billets mais aussi des stocks de nourriture et de médicaments qui fondent à vue d'œil et un marché noir qui s'organise... L'économie grecque est "en désordre", constate The Economist.

Les Grecs ont la "gueule de bois"

Et les Grecs qui soutiennent leur Premier ministre, Alexis Tsipras, et ont voté non au référendum qu'il a organisé contre les exigences des créanciers de son pays ont la "gueule de bois". Ce référendum a aggravé la situation économique, juge l'hebdomadaireLa croissance économique grecque a d'ailleurs commencé à s'effondrer après l'arrivée de Syriza au pouvoir, avance le magazine.

Scandalisés par cette analyse, mais aussi par la photo l'accompagnant, de nombreux internautes grecs, accompagnés par des journalistes étrangers basés à Athènes, ont réagi sur Twitter, en publiant des photos des rayons de leurs supermarché remplis de nourriture.