Grèce : le député néonazi ayant frappé deux élues n'exprime aucun regret

GRECE - Ilias Kasidiaris veut porter plainte. Il estime que "ces événements ont été planifiés dans le seul but de provoquer une réaction extrême de ma part".

Une capture d\'écran de l\'incident le 7 juin 2012 sur la chaîne grecque Antena TV.
Une capture d'écran de l'incident le 7 juin 2012 sur la chaîne grecque Antena TV. (ANTENNA TV / AFP)

La vidéo était très explicite. Lors d'un débat télévisé en direct, le député grec néonazi Ilias Kasidiaris jetait un verre d'eau au visage d'une élue de gauche et se ruait sur une seconde, lui décochant un coup de poing. Pourtant, loin de se repentir, l'agresseur estime samedi 9 juin que "ces événements ont été planifiés dans le seul but de provoquer une réaction extrême de ma part".

Alors que la police s'est révélée incapable de l'appréhender, c'est sur le site du parti Chryssi Avghi (Aube dorée) qu'il a fait sa réapparition, affirmant même son intention de porter plainte contre ses détracteurs. Après qu'il eut pris la fuite du plateau télévisé, le parquet d'Athènes avait pourtant ordonné son arrestation, selon la procédure de flagrant délit, pour "tentative d'infliger un dangereux dommage corporel".

Le député s'estime victime d'"actions illégales"

Kasidiaris a annoncé son intention de se rendre lui-même au bureau du procureur pour porter plainte contre les responsables des "actions illégales" prises à son encontre pendant deux jours. Il est par ailleurs en attente de jugement, pour complicité de vol à main armée sur un étudiant grec en 2007.

Longtemps un groupuscule fasciste à faible audience, Chryssi Avghi avait fait une entrée en force aux législatives du 6 mai, avec 6,9% des voix au niveau national et 21 députés.