Grèce : la justice ordonne l'emprisonnement de Nikos Michaloliakos, le chef du parti néonazi Aube dorée

Ce verdict qualifié d'"historique" a été salué par la quasi totalité de la classe politique grecque, jeudi.

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Nikos Michaloliakos, le leader du parti d'extrême droite grec Aube dorée, le 6 novembre 2019, au tribunal d'Athènes (Grèce). (PETROS GIANNAKOURIS / AP / SIPA)

Fin de parcours pour Nikos Michaloliakos. La Cour pénale d'Athènes a ordonné, jeudi 22 octobre, l'emprisonnement du dirigeant d'Aube dorée ainsi que de six anciens cadres de cette formation néonazie, condamnés à 10 et 13 ans de prison ferme pour "direction d'une organisation criminelle". Les mandats d'arrêt doivent être émis dans les prochaines heures, selon une source judiciaire.

Négationniste et admirateur du national-socialisme, Nikos Michaloliakos, 62 ans, a été reconnu coupable, le 7 octobre, d'avoir dirigé une "organisation criminelle" et condamné à 13 ans et demi de prison ferme, un verdict qualifié d'"historique" par la quasi totalité de la classe politique grecque.

Les six autres anciens cadres et députés d'Aube dorée, dont l'eurodéputé Ioannis Lagos, qui bénéficie d'une immunité parlementaire jusqu'à la levée de celle-ci par le Parlement européen, sont condamnés à plus de 10 ans de prison ferme et doivent également être arrêtés et placés sous les verrous.

Yorgos Roupakias, l'assassin du rappeur militant Pavlos Fyssas, tué par arme blanche le 18 septembre 2013, sera également incarcéré après avoir été condamné à la perpétuité pour son acte, plus une peine de 14 ans de prison pour "appartenance à une organisation criminelle".

Aucune circonstance atténuante

La Cour, composée de trois juges, n'a pas suivi les réquisitions de la procureure, qui avait en décembre réclamé l'acquittement de tous les cadres d'Aube dorée, puis, après leur condamnation, leur maintien en liberté dans l'attente d'un éventuel appel.

La Cour n'a accepté aucune circonstance atténuante pour Nikos Michaloliakos et les six autres cadres d'Aube dorée, une formation responsable de meurtres et violences contre des migrants et des militants de gauche, qui avait bénéficié jusqu'ici d'une quasi impunité pendant des décennies en Grèce.

C'est le choc provoqué par le meurtre de Pavlos Fyssas qui avait contraint les autorités à poursuivre en justice près de 70 cadres et membres du parti en 2013, et à placer en détention provisoire Nikos Michaloliakos et une vingtaine d'anciens députés.

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