Grèce : les créanciers jugent "positive" la nouvelle proposition d'Athènes

Le gouvernement grec a envoyé, jeudi soir, des propositions de réformes pour parvenir à un accord, avec notamment une hausse de la TVA et une réforme des retraites.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras quitte son bureau à Athènes, le 9 juillet 2015.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras quitte son bureau à Athènes, le 9 juillet 2015. ( ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)
Ce qu'il faut savoir

Après une concertation, les créanciers d'Athènes ont jugé "positive" la nouvelle proposition de la Grèce, vendredi 10 juillet au soir. La Grèce a envoyé, jeudi, des nouvelles propositions de réforme aux créanciers. 

Suivez dans ce direct les réactions à ces propositions. 

Satisfecit des créanciers. Les créanciers de la Grèce (UE, BCE, FMI) ont examiné, vendredi 10 juillet, la nouvelle proposition soumise par le gouvernement d'Alexis Tsipras et l'ont jugée "positive". Ils ont vu dans cette proposition "une base de négociation" en vue d'un troisième plan d'aide d'un montant de 74 milliards d'euros, a indiqué une source européenne à l'AFP.

 Tspiras devant le Parlement grec. Le Premier ministre a défendu sa proposition d'accord, tout en admettant qu'elle contient des mesures "difficiles" et "loin" du "pacte électoral" de la gauche radicale. Le chef de l'exécutif a également reconnu des "erreurs" durant les presque six mois passés au pouvoir mais a assuré avoir fait "tout ce qu'il est humainement possible". Il a prévenu les députés qu'ils se trouvaient face à un "choix de haute responsabilité". Un vote est prévu vers 2 heures du matin (heure de Paris).

Manifestation à AthènesEntre 7 000 et 8 000 personnes ont manifesté dans le centre d'Athènes, selon la police. Ils ont demandé au Premier ministre grec Alexis Tsipras de respecter leur vote "non" au référendum.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRECE

23h49 : Le montant du nouveau plan d'aide à la Grèce pourrait s'élever à 74 milliards d'euros, toujours selon l'AFP. Soit 20 milliards de plus que ce qu'Athènes espérait, en rendant ses propositions.

23h37 : Le discours du Premier ministre grec Alexis Tsipras est terminé. Les débats se poursuivent.

23h29 : Les créanciers de la Grèce jugent "positive" la nouvelle proposition d'Athènes, selon une source européenne citée par l'AFP.

23h28 : "Nous nous engageons pour des réformes qui ne mèneront pas à la récession"

23h25 : "Pour la première fois, nous avons reçu un engagement sur la restructuration de notre dette"

23h21 : "Nous avons été obligés de prendre des mesures qui ne faisaient pas partie de notre programme"


23h18 : "Nous avons commis des erreurs pendant ces six derniers mois de négociation. Nous avons vécu six mois de guerre. Nous marchons à présent dans un champ de mines, il y a des pièges et je ne peux cacher ça à personne"

Alexis Tsipras reconnaît des erreurs de la part du gouvernement grec, devant le Parlement.

23h14 : "Nous savons que c'est un accord très difficile. Un accord a toujours un coût (...) Si lundi, rien n'a changé pour les Grecs, alors nous aurons un problème majeur."

Le ministre des Finances grec défend les propositions du gouvernement Tsipras devant le Parlement grec, qui doit voter cette nuit.

23h08 : Les Grecs restent très attachés à l'euro, selon un sondage réalisé pour le journal Parapolitika : 84% des Grecs sondés veulent garder la monnaie unique et seulement 12% sont favorables au retour de la drachme.

23h03 : Les débats viennent de commencer au Parlement grec, après une courte pause. Le vote doit avoir lieu vers 3 heures du matin. C'est un député de Syriza, le parti d'Alexis Tsipras, qui a pris la parole en premier. Puis c'est le ministre des Finances Euclide Tsakalotos, qui a défendu le plan du gouvernement.

22h54 : Qu'en est-il de la manifestation des Grecs devant leur Parlement à Athènes ?

22h48 : Le système bancaire à bout de souffle pèse chaque jour davantage sur la vie quotidienne. Payer des médicaments, par exemple, est devenu difficile, voire impossible pour de nombreux Grecs. Même les hôpitaux peinent à s'approvisionner.

(FRANCE 3)

22h27 : Le gouvernement grec défend en ce moment ses propositions devant le Parlement. Et c'est une longue nuit qui attend les ministres et les élus. Les débats débuteront à 00h01 (heure locale, soit 23h01 à Paris) et le vote est prévu autour de 3 heures du matin (2 heures à Paris).

21h24 : Quelques instantanés d'Athènes, alors que le Parlement s'apprête à prendre une décision sur les propositions du gouvernement Tsipras aux créditeurs de la Grèce.





(ARIS MESSINIS)



20h54 : "Ma conviction, fondée sur des mois de négociations, c'est que le ministre des Finances allemand Wolfgang Schaüble veut que la Grèce soit exclue de la monnaie unique pour mettre la pression à la France et lui faire accepter son modèle pour une zone euro disciplinée."

Dans un tribune publiée par le quotidien britannique the Guardian, Yanis Varoufakis accuse l'Allemagne d'avoir "intérêt à briser" la Grèce.

20h37 : L'ancien ministre des Finances Yanis Varoufakis a été repéré avec son épouse sur un bateau en direction de l'île grecque d'Egine, où il possède une maison de vacances, selon le site Enikos.gr (en anglais). Aux critiques, il a répondu qu'il passait "le week-end avec sa fille, qui vit en Australie le reste de l'année".

20h16 : Les premiers chiffres nous parviennent. Entre 7 000 et 8 000 personnes manifestent, dans le centre d'Athènes, selon la police. Ils demandent que le Premier ministre grec Alexis Tsipras respecte leur vote "non" au référendum, tandis que le Parlement débat sur les propositions soumises aux créanciers.

20h07 : La tension monte dans les rues d'Athènes, même si dans l'ensemble la manifestation semble très calme. Les forces anti-émeutes font face à des militants d'extrême gauche, qui protestent contre la nouvelle cure d'austérité qui se prépare pour la Grèce.

(JEAN-PAUL PELISSIER / REUTERS)

20h03 : Alexis Tsipras a présenté, hier soir, des propositions de réformes très semblables à celles des créanciers de la Grèce. Notre journaliste Elise Lambert a recueilli les réactions de Grecs, soulagés ou désabusés.

( ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)


19h50 : Des grecs manifestent contre l'austérité, à Athènes, alors que le Parlement débat des propositions du gouvernement Tsipras à ses créanciers. "Ils ont pris le 'non' pour en faire un 'oui'", proteste un trentenaire interrogé par le Guardian (en anglais).

(JEAN-PAUL PELISSIER /REUTERS)


18h38 : Le ministre grec des Finances Euclide Tsakalotos est confiant. Selon lui, "beaucoup des demandes de la Grèce sur la dette vont être acceptées" par les créanciers.

18h27 : L'ancien ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, qui a d'abord annoncé qu'il ne serait pas là pour voter le plan d'Athènes, "pour des raisons familiales", pourrait finalement voter par procuration.

18h25 : L'euro grimpe face au dollar, signe d'un certain optimisme concernant les négociations sur la Grèce. Vers 18 heures, l'euro valait 1,1154 dollar (mardi, il était tombé à 1,0916 dollar, son niveau le plus faible en cinq semaines).

17h49 : Les 100 plus grandes fortunes françaises détiennent l'équivalent de la dette grecque, note Le Monde. C'est aussi 228 fois le PIB de Djibouti.

17h08 : Bonjour @Maquis et @blaze ! Notre journaliste Elise Lambert s'est justement penchée sur cette question et a comparé les propositions grecques aux attentes des créanciers d'Athènes. Hausse de la TVA, impôts sur les entreprises, réforme des retraites... Voici les différences qu'elle a trouvées.

16h58 : Finalement, qu'y a-t-il de différent entre le plan demandé par l'Union européenne et ce que proposer le gouvernement grec ? Quelle(s) mesure(s) n'ont-ils pas retenu ?

16h58 : Et si on compare les propositions grecques d'hier avec celles des créanciers avant le référendum, ça donne quoi ?Merci, bonne journée ensoleillée à tous !

16h10 : Sur Twitter, Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des Finances grec, réaffirme son soutien total à son successeur Euclide Tsakalotos et à "nos plans pour réduire la dette". Il ne pourra pas prendre part au vote, en revanche, ce soir, au Parlement, pour des "raisons familiales".

15h20 : Les citoyens, l'Eglise et les armateurs grecs ne payent pas d'impôts, affirment les tenants d'une ligne dure vis-à-vis de la Grèce. Qu'en est-il exactement ? Géopolis s'est demandé si les Grecs étaient bien des fraudeurs invétérés ?

15h02 : Sur Twitter, l'ambassadeur de France aux Etats-Unis se félicite des efforts de la France pour trouver un accord. Outre les négociations, une dizaine de haut-fonctionnaires français ont notamment aidé le nouveau ministre des Finances grec à formuler de nouvelles propositions.

14h31 : "Sur le fond, ces propositions sont solides, sérieuses, complètes et donc crédibles."


En déplacement sur l'île d'Ouessant (Finistère), le Premier ministre Manuel Valls a salué les nouvelles propositions d'Athènes et les engagements budgétaires basés, entre autres, sur la réforme de la TVA, des retraites et de l'administration publique et la lutte contre la corruption.

13h47 : Vent d'optimisme sur le dossier grec :

• Les chances de trouver un accord entre Athènes et les créanciers sont au plus haut. Les propositions d'Alexis Tsipras ont été bien accueillies par la France, l'Autriche et l'Italie. Même la presse allemande semble satisfaite des nouvelles avancées des négociations.


• Alexis Tsipras va soumettre dès vendredi ses propositions à l'approbation de principe des députés, afin de démontrer sa volonté de réforme. Syriza votera en faveur d'un accord, le parti centriste To Potami aussi.


• Les marchés financiers ont réagi positivement. Les bourses européennes ouvrent à la hausse.

11h51 : Le sommet extraordinaire qui doit se tenir dimanche pour solder la crise de la dette grecque pourrait être annulé, si un accord survient plus tôt, d'après un journaliste en poste à Bruxelles.

11h50 : Il va encore falloir être patient. Le parlement grec ne débattra que cet après-midi des nouvelles propositions faites par le gouvernement hellène à ses créanciers en vue d'un accord sur la crise de la dette grecque. Et le vote n'interviendra que très tard, selon un journaliste sur place.

11h44 : L'Allemagne fait durer le suspense. Un porte-parole du gouvernement allemand, intransigeant face à Athènes, fait savoir que Berlin ne se prononce pas encore sur les nouvelles propositions grecques.

11h32 : Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, juge que l'amplitude des réformes grecques pourrait répondre aux attentes européennes. Il se dit d'ailleurs raisonnablement optimiste concernant un accord sur la Grèce compte tenu des avancées majeures qui ont été faites ces derniers jours.

11h18 : Les représentants des créanciers de la Grèce vont s'entretenir en début d'après-midi. Christine Lagarde, la patronne du FMI, Jean-Claude Juncker, celui de la Commission européenne, Mario Draghi, de la BCE, et Jeroen Dijsselbloem, de l'Eurogroupe, vont discuter des propositions qu'Athènes leur a faites hier soir.