DIRECT. Grèce : l'Eurogroupe attendra le référendum de dimanche avant de reprendre les discussions

Plus tôt dans la journée, François Hollande avait plaidé pour la conclusion d'un accord "tout de suite".

Le président de l\'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem (au centre, en costume gris), le 1er juillet 2015 à la Haye (Pays-Bas).
Le président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem (au centre, en costume gris), le 1er juillet 2015 à la Haye (Pays-Bas). (BART MAAT / ANP / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Pour l'Eurogroupe, il est urgent d'attendre. Les ministres des Finances des pays de la zone euro ont décidé mercredi 1er juin d'attendre les résultats du référendum organisé en Grèce dimanche avant de reprendre les discussions avec le gouvernement Tsipras au sujet d'un nouveau plan d'aide. C'est le ministre des Finances slovaque, Peter Kazimir, qui l'a annoncé après une conférence téléphonique d'environ une heure.

 L'Allemagne ferme la porte, la France s'agace. Dans une déclaration, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, a appelé la Grèce à "clarifier ses positions", et ne voit pas, dans cette nouvelle lettre, "de base" pour des décisions sérieuses. François Hollande a, lui, pris le contrepied d'Angela Merkel en plaidant pour un accord avec la Grèce avant le référendum du 5 juillet : "L'accord, c'est tout de suite !" Il a finalement été contredit par l'Eurogroupe, qui a décidé d'attendre le résultat du référendum avant une éventuelle reprise des négociations.

 Un vote "non" au référendum est nécessaire pour que la Grèce obtienne un meilleur accord, a réaffirmé Alexis Tsipras. Dans un message télévisé, le Premier ministre grec a redit qu'il continuerait les négociations avec les créanciers après le référendum. "Le non ne signifie pas une rupture avec l'Europe mais le retour à l'Europe des valeurs, le non signifie une forte pression" pour continuer les négociations. "Le référendum de dimanche ne porte pas sur la place de notre pays dans l'euro, c'est un acquis et personne ne peut en douter", a-t-il ajouté.

 Le Premier ministre grec avait pourtant écrit aux créanciers de la Grèce pour leur dire qu'il pourrait accepter leur projet d'accord publié dimanche, sous réserve de quelques modifications.

 Un sondage prédit la victoire du "non" au référendum sur les propositions des créanciers. Relayée par l'agence Reuters, cette enquête crédite le "non" de 54% des suffrages, contre 33% pour le "oui".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRECE

23h47 : Dans les îles touristiques de Grèce, les habitants s'inquiètent à l'approche du référendum de dimanche. Reportage de France 2.

(FRANCE 2)

23h18 : L'agence d'évaluation financière Moody's abaisse la note de la dette grecque à "Caa3" en pointant du doigt le "risque supplémentaire" que le référendum prévu dimanche ferait peser sur les créanciers privés du pays. La note se situe désormais à un cran de la catégorie "défaut de paiement imminent".

22h37 : Lundi, les créanciers auront eu le message du peuple grec. Ils sont prêts à l'accord mais ils voulaient entendre le peuple"

Yanis Varoufakis prédit un dénouement rapide de la crise grecque après le référendum de dimanche.

21h52 : Au lendemain du défaut de paiement, la Banque centrale européenne décide de maintenir inchangé le plafond de l'aide d'urgence aux banques grecques. Le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a aussitôt salué cette décision.

21h14 : A Athènes, notre journaliste Elise Lambert assistait ce soir à une manifestation du parti des travailleurs, qui milite pour le "non" au Parlement.

21h11 : "Nous sommes convaincus que la place de la Grèce est pleinement dans la zone euro." Manuel Valls a vivement critiqué cet après-midi les propos de Nicolas Sarkozy et ses "analyses trop rapides" sur la Grèce.

20h42 : Pour éponger la dette grecque, on peut compter sur Djibril Cissé. L'attaquant français a accepté de régler sa dette fiscale à la Grèce à travers un nouveau dispositif permettant une régularisation en 100 tranches, selon le site sport24.gr.

L'ancien joueur du Panathinaikos, âgé de 33 ans, doit plus de 300 000 euros d'impôts et de surtaxes datant de son passage à Athènes (2009-2011).

19h48 : "Le FMI a accordé des délais à quelques pays à faible revenu à leur demande, mais dans chaque cas, ce délai n'a pas aidé à faire face à des besoins de financements et à des problèmes économiques fondamentaux"

Le FMI lance un avertissement à la Grèce au lendemain du défaut d'Athènes sur une créance de 1,5 milliard d'euros.

19h00 : "L'Eurogroupe est uni pour décider d'attendre le résultat du référendum avant la poursuite des discussions"

Les ministres des Finances de la zone euro décident d'attendre le résultat du référendum en Grèce avant de nouvelles discussions sur un nouveau plan d'aide. "Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs", a ajouté le ministre sur Twitter.

18h50 : La zone euro décide d'attendre le référendum avant d'entamer de nouvelles discussions, informe le ministre slovaque des Finances, Peter Kazimir.

17h33 : Grèce, Moyen-Orient, espionnage américain... Nicolas Sarkozy a accordé une interview au Monde (article payant), dans laquelle il revient sur un grand nombre de sujets internationaux, politiques, militaires et économiques. Voici ce qu'il faut en retenir.

16h41 : Alexis Tsipras appelle à voter "non" au référendum. Le Premier ministre justifie l'organisation de ce scutrin, pour peser sur les négociations, qui n'ont pas abouti à un accord souhaitable pour Athènes. Les créanciers de la Grèce demandaient trop de concessions et d'efforts, défend-il.

16h38 : "Un vote 'non' au référendum est nécessaire pour que la Grèce obtienne un meilleur accord", déclare Alexis Tsipras.

16h12 : Deux mondes se côtoient dans l'un des pays les plus touristiques d'Europe : d'un côté, les Grecs, contraints à des retraits de 60 euros maximum par jour en liquide, de l'autre les touristes, venus les poches remplies de billets, et qui peuvent théoriquement retirer autant de cash qu'ils veulent. Reportage de notre envoyée spéciale Elise Lambert.




(LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

15h53 : En visite à Lyon, François Hollande a exhorté la Grèce et ses partenaires européens à parvenir "tout de suite" à un accord. "Je veux qu'on puisse trouver un accord avant le référendum", a répété le chef de l'Etat. Voici son intervention :

FRANCE 2 et FRANCE 3

15h04 : @EuroFab : La Bourse de Paris a enregistré une hausse de +2,36%, notamment parce que le marché s'est montré optimiste concernant la résolution du dossier grec. La Grèce a en effet affirmé qu'elle était prête à accepter les réformes de ses créanciers. Idem à New York, où les investisseurs parient sur une résolution prochaine de la crise. Le Dow Jones devrait ainsi ouvrir en nette progression.

15h02 : Comment expliquer que ni l'euro ni les marchés boursiers ne dévissent aujourd'hui, alors que le défaut tant redouté de la Grèce vient de se produire ?

14h52 : On refait le point sur le dossier grec :


Angela Merkel a indiqué qu'il n'y aurait pas de nouvelles négociations d'ici dimanche et les résultats du référendum grec. "Nous attendons maintenant le référendum", a déclaré la chancelière allemande.

François Hollande, lui, appelle à continuer de négocier. "Il faut être clair, l'accord, c'est tout de suite !", a dit de son côté le président français.


Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, doit prendre la parole dans l'après-midi.

14h38 : "Je ne veux pas la dislocation de la zone euro. Nous devons toujours chercher l'accord, la négociation, la raison. La France est là pour qu'on obtienne pour l'Europe, pour la Grèce, un accord."

En déplacement à Lyon, le chef de l'Etat s'est exprimé devant la presse et a évoqué la crise de la dette grecque. Il appelle à négocier encore et toujours : "Il faut être clair, l'accord, c'est tout de suite !"

13h35 : Si la chancelière allemande affirme que la porte reste ouverte pour des discussions, elle a aussi déclaré qu'"aucune discussion supplémentaire sur un programme d'aide ne peut avoir lieu" avant dimanche. "Nous attendons maintenant le référendum", a-t-elle justifié.

13h30 : Angela Merkel n'envisage pas de reprendre les négociations avec Athènes avant les résultats du référendum dimanche.

12h49 : La panique gagne les Grecs. De nombreux retraités ont fait la queue devant les banques d'Athènes, ce matin, pour retirer une partie de leurs pensions en espèces. Des scènes de cohue ont été observées devant plusieurs agences de la capitale.

(APTN)

12h16 : Petite accélération sur le dossier grec. On récapitule :

• Alexis Tsipras se dit prêt à accepter les réformes réclamées par les créanciers du pays, rendues publiques au cours du week-end dernier. Mais il pose de nouvelles conditions et demande des aménagements "substantiels".

Le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble, n'est pas convaincu par cette nouvelle proposition. Il appelle la Grèce à "clarifier ses positions", et ne voit "pas de base" pour des décisions sérieuses. Le feuilleton continue.

11h43 : La Grèce se dit "prête à accepter" les réformes réclamées par ses créanciers, mais sous conditions, selon des sources européennes.

11h39 : Selon Reuters, dans sa lettre adressée ce matin aux créanciers, Alexis Tsipras demande à conserver certains taux de TVA pour les îles, un report de l'augmentation de l'âge de départ à la retraite et un report de la suppression de l'allocation de solidarité aux retraités.

11h30 : Selon le Financial Times, Alexis Tsipras serait prêt à accepter les conditions de l'offre du week-end dernier, avec toutefois des changements mineurs.

10h45 : La possible victoire du "non" au référendum inquiète Michel Sapin. "Avec le non, il y a un risque que l'on glisse vers la sortie de la Grèce de l'euro, estime le ministre des Finances. Même si le non l'emportait, le rôle de la France serait de tout faire pour que la Grèce reste dans l'euro."




(RTL)

11h08 : Après les files d'attente devant les distributeurs, voici des scènes de foules devant les agences bancaires qui ont ouvert exceptionnellement pour permettre aux retraités de retirer de l'argent aux guichets.

10h12 : Athènes n'a pas honoré le remboursement d'une échéance de 1,5 milliard d'euros du au FMI. Et maintenant, que se passe-t-il ? Découvrez les prochaines étapes dans notre article.

(SOCRATES BALTAGIANNIS / DPA/AFP)

09h38 : Vous pouvez vous recoucher. La téléconférence de l'Eurogroupe des ministres des Finances de la zone euro, qui devait commencer à 11h30, est finalement prévue six heures plus tard, à 17h30, à la demande de plusieurs ministres.

09h10 : Hop, on se téléporte à Athènes, où notre journaliste Elise Lambert se mêle à une foule de retraités sans carte bancaire venus retirer de l'argent à la banque.

08h41 : "L'hypothèse d'un accord existe, c'est déjà beaucoup."




Sur RTL, Michel Sapin espère un accord avec la Grèce "avant le référendum" convoqué, dimanche, pour entériner ou rejeter les propositions de ses créanciers.

08h38 : Un photographe allemand se trouve devant cette même banque. Il a rencontré Kostas, qui a pu retirer 120 euros pour tenir une semaine.