DIRECT. Grèce : derniers débats au Parlement avant le vote sur l'accord

Au Parlement, les députés sont réunis pour voter en procédure d'urgence l'accord trouvé lundi à Bruxelles. En échange, la Grèce tente de débloquer de nouveaux prêts d'environ 90 milliards d'euros et d'un rééchelonnement de la dette. 

Les députés grecs, réunis dans le Parlement à Athènes, le 15 juillet 2015.
Les députés grecs, réunis dans le Parlement à Athènes, le 15 juillet 2015. (ARIS MESSINIS / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le Parlement grec doit se prononcer dans la soirée, mercredi 15 juillet, sur les premières mesures d'austérité demandées à Athènes. Il s'agit notamment d'une hausse de la TVA, et de l'adoption d'une règle d'or budgétaire. Une nouvelle épreuve du feu pour le Premier ministre, Alexis Tsipras, qui risque de sortir affaibli de ce vote.

Des cocktails Molotov sur la place Syntagma. Des échauffourées entre la police et des manifestants masqués et armés de cocktails Molotov ont agité la principale place d'Athènes, mercredi soir, au moment où commençait le débat parlementaire autour des premières réformes que doit adopter la Grèce.

En France, l'Assemblée nationale et le Sénat donnent leur feu vert. Le Parlement français s'est prononcé en faveur du plan d'aide à la Grèce, après un débat sur le texte mercredi après-midi. 412 députés ont voté en faveur du plan et 69 se sont exprimés contre. Le Sénat a approuvé l'accord par 260 voix pour et 23 voix contre. 

 La vice-ministre des Finances grecque démissionne. La ministre adjointe des Finances, et députée du parti de la gauche radicale Syriza, Nadia Valavani, a présenté sa démission du gouvernement dans une lettre adressée au Premier ministre, Alexis Tsipras. Selon elle, "la solution imposée à la Grèce" par les créanciers "n'était pas viable".

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRECE

00h01 : Clé de sa démonstration de bonne volonté aux créanciers, le gouvernement d'Alexis Tsipras devait faire adopter "d'ici au 15 juillet" un premier train de mesures. C'est raté, nous sommes le 16 juillet et le vote n'a pas encore commencé.

23h59 : Alexis Tsipras continue de s'adresser aux députés réunis pour voter les réformes imposées par les créanciers de la Grèce. Vous pouvez suivre son discours traduit en anglais ici.

23h53 : Le Premier ministre Alexis Tsipras fait son entrée au Parlement et prend la parole. "Je suis fier de notre combat" face aux créanciers, affirme-t-il, applaudi par son camp. "Un combat injuste" face à "d'énormes ennemis", selon lui.

23h44 : L'adoption du texte ne fait guère de doute. Reste à savoir qui des 300 députés votera pour. Les grands partis d'opposition (Nouvelle Démocratie, Pasok et Potami), réunissant 106 députés à eux trois, y ont appelé. Du côté des 162 élus de la coalition Syriza/ANEL, les choses sont moins claires.

23h41 : "C'est un jour noir pour la démocratie, pour l'Europe et pour la Grèce."

L'élue frondeuse de Syriza qualifie le plan d'aide de "poison" et s'indigne que le Parlement doive approuver "en deux heures et demi un accord qui va détruire les Grecs". Elle appelle au rejet du texte.

23h25 : "Le FMI a encore dit ces dernières heures qu'il fallait alléger la dette grecque, et c'est bien ce que nous allons faire, en reprofilant la dette grecque", a assuré Manuel Valls. Pourtant, le texte du sommet européen de lundi ne prévoit qu'un "possible allongement de la période de remboursement". Le détail ici.

23h15 : Il est plus de minuit à Athènes, mais pas à Bruxelles. Les députés grecs ont encore 45 minutes pour voter le texte promis aux créanciers.

23h13 : "Si le gouvernement tombe, il n'y aura plus aucun espoir, ni pour la Grèce, ni pour l'Europe."



Membre de la coalition dirigée par Alexis Tsipras, Pannos Kammenos appelle à soutenir les réformes. "Nous devons voter contre notre conscience et soutenir le texte", lâche-t-il.

23h09 : "Pour la première fois, la Grèce a négocié avec honneur et a clamé sa fierté."

A quelques minutes du vote des mesures demandés par la zone euro, le leader de Syriza au Parlement grec en appelle à la "responsabilité morale" des députés. "Sans un gouvernement Syriza, le sort des pauvres serait encore pire", dit-il.

23h05 : Il est minuit passé à Athènes. Des élus continuent à s'exprimer au sein du Parlement, pendant que la police est toujours à cran à l'extérieur.

22h47 : L'agence grecque du médicament annonce l'interdiction temporaire d'exporter 73 types de médicaments, afin d'éviter toute pénurie découlant des restrictions financières imposées en Grèce. Des traitements du diabète et de l'asthme, ainsi que des vaccins, sont concernés.

22h44 : Voici des images des violences survenues en début de soirée devant le Parlement grec (où les députés continuent à discuter en s'accusant les uns les autres des maux du pays).




(REUTERS)

22h17 : Absent ce soir, Alexis Tsipras en prend pour son grade lors des prises de parole des élus des différents partis. La droite l'accuse d'avoir eu une "approche simpliste" des négociations à Bruxelles, tandis que la gauche dénonce une promesse électorale non tenue.

22h10 : Confirmation d'un porte-parole de l'Eurogroupe : les ministres des Finances de la zone euro feront bien un point sur la situation en Grèce lors d'une conférence téléphonique, demain, à 10 heures.

21h34 : Pendant ce temps, à Berlin, le ministre des Finances Wolfgang Schäuble s'apprête à recevoir la visite de quelques manifestants venus montrer leur "solidarité à la Grèce".

21h31 : @anonyme : Le calme est revenu sur la place du Parlement, mais la police est encore en action dans des rues voisines.

21h31 : Et les hooligans, ils sont où ?

21h22 : "L'Histoire ne se répète pas comme une tragédie mais comme une farce."




A la tribune du Parlement grec, le chef du Parti communiste se désole d'un nouveau plan d'aide si dur pour le pays. "Le peuple va en payer le prix", dit-il.

21h17 : Une journaliste de l'hebdomadaire allemand Die Zeit publie la photo d'un camion satellite d'une chaîne de télévision en feu après les affrontements.

21h14 : Une phrase qui résume bien l'état d'esprit de nombreux députés grecs : "Je ne veux pas m'exprimer en faveur du texte mais à propos de la nécessité de l'adopter."

20h59 : Après les affrontements, quelques grenades assourdissantes en guise de souvenirs à ramasser sur la place Syntagma.

21h01 : "Lundi a été la journée la plus difficile de ma vie."

Devant les députés grecs, le nouveau ministre des Finances grec revient sur l'accord qu'il a accepté, lundi, avec Alexis Tsipras. "Je ne sais pas si nous avons pris la bonne décision, mais nous sentions que nous n'avions pas le choix."

20h47 : Les affrontements ont quitté la place du Parlement, désormais réinvestie par des manifestants plus pacifistes (et pas intimidés par le gaz lacrymogène qui flotte dans l'air).

20h40 : Cette fois, c'est décidé : le vote au Parlement grec interviendra avant minuit (23 heures, heure de Paris). L'accord conclu avec les créanciers prévoyait l'adoption de premières mesures ce mercredi.

20h36 : Les forces de l'ordre commencent à procéder à des interpellations à Athènes. Avant que la situation ne dégénère, environ 12 000 personnes avaient manifesté devant le Parlement grec pour dénoncer l'accord conclu entre la Grèce et ses créanciers.

20h28 : Pour suivre en direct vidéo la situation sur la place Syntagma, devant le Parlement grec, c'est par ici. "Il y a maintenant plus de forces anti-émeute que de manifestants sur la place", indique un journaliste.

20h24 : A quelques mètres de là, la séance débute au Parlement. Le vote est attendu dans la soirée, voire au milieu de la nuit.