DIRECT. Grèce : une restructuration de la dette est "nécessaire", estime Christine Lagarde

Mais la directrice du FMI ajoute que l'on "ne peut pas réserver à la Grèce un traitement de faveur".

Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, s\'exprime devant les médias avant une réunion de l\'Eurogroupe à Bruxelles (Belgique) le 27 juin 2015. 
Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, s'exprime devant les médias avant une réunion de l'Eurogroupe à Bruxelles (Belgique) le 27 juin 2015.  (DURSUN AYDEMIR / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Les discussions sur la Grèce vont bientôt pouvoir reprendre sur de nouvelles bases. Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est adressé aux députés européens, mercredi 8 juillet. "Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables", a-t-il déclaré. Avant cela, les députés français se réunissent pour débattre de la situation, sans toutefois être appelés à voter sur la position française. Suivez les derniers développements de la crise grecque.

Les députés consultés en cas d'accord. Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, à l'Assemblée nationale, que les députés français seraient appelés à voter en cas d'accord trouvé entre la Grèce et ses créanciers. "Un accord est à portée de main", a-t-il assuré, ajoutant que "la France refuse que la Grèce sorte de la zone euro".

 Tsipras devant le Parlement européen. Le Premier ministre grec s'est exprimé, dans la matinée, devant le Parlement européen à Strasbourg. Il a déclaré que "le choix du peuple grec n'est pas le choix de la rupture avec l'Europe". Il a précisé que son gouvernement travaillait sur "un ensemble de réformes avec une juste répartition du fardeau".

 Les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi. Le plafond de retrait est par ailleurs maintenu à 60 euros par jour et par personne (120 pour les retraités et les chômeurs), annonce le gouvernement.

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23h30 : Les banques resteront fermées jusqu'à lundi, a annoncé le ministère des Finances grec. Le plafond de retrait est par ailleurs maintenu à 60 euros par jour et par personne. Retraités et chômeurs, eux, sont toujours autorisés à retirer jusqu'à 120 euros.

21h44 : Le ministère des Finances confirme que les banques grecques resteront fermées jusqu'à lundi.

21h29 : Une restructuration de la dette est "nécessaire", estime la directrice du FMI, Christine Lagarde. "On ne peut pas réserver à la Grèce un traitement de faveur", ajoute-t-elle.



21h20 : Un haut fonctionnaire grec avait déclaré plus tôt dans la journée que le décret en vertu duquel les banques sont fermées, depuis le 29 juin, déjà prolongé une première fois et qui devait expirer aujourd'hui, serait à nouveau prolongé.

21h08 : Les banques restent fermées jusqu'à lundi au moins, et les retraits plafonnés à 60 euros, annonce la télévision nationale grecque.

20h49 : Acclamé autant que hué. Les amis du Premier ministre grec Alexis Tsipras l'ont accueilli avec des sourires dans les couloirs du Parlement de Strasbourg. Mais des huées ont aussi été entendues, venues du camp des conservateurs européens.

(JULIEN DUPERRAY - FRANCE 2)

20h34 : Devant les députés, Manuel Valls s'est engagé à organiser un vote de l'Assemblée nationale dans le cas où un accord serait trouvé entre la Grèce et ses créanciers. Mais quelle valeur aura ce vote ? Symbolique, surtout. Explication.




(JACKY NAEGELEN / REUTERS)

20h14 : "Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on ne travaille pas assez en Grèce."

Nicolas Sarkozy estime que la Grèce doit mettre en œuvre une réforme de son système de retraites.

20h09 : "Tout doit être fait pour trouver un compromis, je partage l'avis de François Hollande et Manuel Valls, mais ce compromis ne doit pas nuire aux autres pays de la zone euro."

Nicolas Sarkozy est l'invité du JT de TF1. Il s'exprime sur la crise grecque.

19h11 : Le Premier ministre, Manuel Valls, est prêt à tout pour garder la Grèce dans la zone euro. Même à tweeter en grec. Il vient d'écrire : "Au peuple grec, je dis : la Grèce est l'Europe" (Oui, nous avons d'excellents hellénistes dans la rédaction)

19h05 : @anonyme : Un tel vote n'a en effet pas une grande valeur. Selon le professeur de droit constitutionnel Didier Maus, que nous avons contacté, "l'intérêt du vote est surtout de vérifier que l'Assemblée nationale soutient le gouvernement dans son positionnement dans la crise grecque, mais il ne présente aucune obligation juridique."


19h03 : Quelle est la valeur d'un vote de l'Assemblée Nationale sur la crise grecque, puisque c'est l'euro groupe qui décide ?

18h57 : @platja : La dette espagnole s'élevait à 1 034 milliards d'euros, fin 2014, soit 97,7% de son PIB. La dette du Portugal atteint 225 milliards d'euros, soit 130,2% de son PIB, selon les données d'Eurostat. Pour référence, la Grèce cumule 317 milliards, qui représentent plus de 177% de son PIB.

18h56 : A combien s'élèvent les dettes de l'Espagne et celle du Portugal et quel pourcentage de leur PIB ?

18h28 : La recherche "vacances en Grèce" n'a jamais été aussi populaire depuis 10 ans. Mais la crise financière que traverse la Grèce peut inquiéter certains touristes étrangers sur le sort qui les y attend. Alors faut-il annuler votre séjour dans les Cyclades ? Eléments de réponse.

18h21 : "La sortie de la Grèce de la zone euro provoquerait un véritable choc politique et géopolitique."

Le Premier ministre reprend la parole à l'Assemblée nationale. Il explique à nouveau la nécessité, selon lui, de garder la Grèce dans la zone euro. Suivez son discours en direct, dans cet article.

17h28 : On retourne à l'Assemblée où les députés réagissent au discours de Manuel Valls sur la crise grecque.

17h07 : "L'Assemblée nationale aura à se prononcer." Manuel Valls a annoncé un vote des députés en cas d'accord avec la Grèce. Voici un extrait de son intervention :

(LCP / FRANCE 3)

16h44 : Manuel Valls annonce qu'un vote sera organisé à l'Assemblée nationale en cas d'accord avec la Grèce.

16h40 : Matignon publie sur le compte Twitter du Premier ministre des extraits du discours de Manuel Valls face aux députés.

16h36 : "Le sommet d'hier a permis de rétablir le dialogue. Un accord est possible, un accord est à portée de main. Mais il faut que le gouvernement grec veuille aussi s'aider lui-même."

17h19 : "La France refuse que la Grèce sorte de la zone euro."

Manuel Valls répète avec force la position de l'exécutif dans les négociations. Pour lui, un "Grexit" serait "un aveu d'impuissance". Il ajoute que "l'engagement de la France est total". Il refuse aussi d'opposer la France et l'Allemagne dans les discussions, tout en soulignant les efforts consentis par la population grecque.

16h28 : "Oui, la France fait tout aux côtés de ses partenaires en s'appuyant sur le couple franco-allemand. Le rôle de la France, c'est de construire et notamment avec l'Allemagne quand l'essentiel est en jeu. Bien sûr, chacun peut avoir ses sensibilités. Mais la force de cette relation, c'est de savoir inventer ensemble."

16h25 : "Non, par leur vote, les Grecs n'ont pas voulu couper les ponts avec l'Europe. Ils n'ont pas dit non à l'Europe. Le maintien de la Grèce dans l'euro, c'est aussi un enjeu stratégique. Affaiblir la Grèce, c'est donc nous affaiblir collectivement."

Manuel Valls rappelle que la position de la France est pour le maintien de la Grèce dans l'Union européenne et dans la zone euro.

16h19 : Le débat sur la crise grecque débute à l'Assemblée nationale. Suivez-le en direct sur francetv info.

15h07 : Vous pouvez suivre la séance de questions au gouvernement en direct et en vidéo sur notre site.

15h04 : Notre journaliste Christophe Rauzy est à l'Assemblée nationale, où les députés doivent débattre cet après-midi de la crise grecque. Ces discussions ne seront suivies d'aucun vote. Il recueille les réactions de quelques parlementaires.

14h06 : "Quand on est endetté, on doit payer sa dette et ne pas dire que les créanciers sont méchants. On ne doit pas dépenser plus que ce que l'on gagne."

Donald Tusk, le président du Conseil européen, qui s'exprimait devant le Parlement, s'est montré très ferme vis-à-vis de la Grèce. "C'est la toute dernière chance pour la Grèce et pour nous", a-t-il ajouté

13h41 : "Demain, nous allons soumettre des propositions concrètes pour un accord juste, des propositions de réforme fiables", a déclaré le Premier ministre grec devant les députés européens, à Strasbourg. Il a aussi proposé de mettre en œuvre dès la semaine prochaine des réformes sur la fiscalité et sur les retraites.

13h38 : Le gouvernement grec présentera jeudi des propositions concrètes à ses créanciers afin de trouver un accord, annonce Alexis Tsipras.

13h28 : Alexis Tsipras continue de débattre avec les eurodéputés au Parlement européen. Le Premier ministre a ainsi rappelé que l'Allemagne avait bénéficié, en 1953, d'un effacement de sa dette, après la seconde guerre mondiale. Il y voit "le plus grand moment de solidarité européenne". Depuis le début des négociations, Athènes demande une restructuration de la dette grecque, un point sur lequel l'Allemagne, en particulier, ne semble pas vouloir céder.

13h02 : @anonyme : La réunion des ministres des Finances de la zone euro et le sommet des dirigeants de la zone euro ont permis, hier, de relancer le processus de négociations. Athènes a désormais jusqu'à vendredi, à 8h30 pétantes, d'après le site Contexte, pour présenter de nouvelles propositions de réformes. La date butoir pour un accord est fixée à dimanche, jour d'un nouveau sommet européen.

13h02 : Bonjour, quelles sont les prochaines étapes concernant les négociations entre l'Europe et la Grèce ? Y a-t-il une date butoir ? A force de tergiverser, d'expliquer à chaque fois que "cette fois c'est sûr, c'est la réunion de la dernière chance", les dirigeants européens passent surtout pour des indécis mollassons n'ayant pas le courage de prendre et d'assumer une décision, dans un sens ou dans l'autre.

12h47 : "L'Allemagne est LE pays qui n'a jamais remboursé ses dettes. Elle n'est pas légitime pour faire la leçon aux autres nations."

Thomas Piketty charge l'Allemagne. Dans une interview à Die Zeit, traduite par Slate, l'auteur du Capital au XXIe siècle prend partie pour une restructuration de la dette grecque. Et rappelle que l'Allemagne n'a jamais remboursé ses créanciers "ni après la première ni après la seconde guerre mondiale".

12h24 : Athènes a levé ce matin 1,625 milliard d'euros en bons du Trésor à six mois. Le taux est inchangé par rapport à la précédente émission il y a un mois (2,97%).

12h11 : Alexis Tsipras n'est "pas de ceux qui prétendent que tous les maux du pays sont à mettre sur le dos des vilains étrangers". Devant les eurodéputés, le Premier ministre grec a mis en cause l'attitude "clientéliste" des précédents gouvernements de son pays.





(PARLEMENT EUROPEEN)

11h42 : La détresse de ce retraité grec a fait le tour du monde : un milliardaire australien a promis de lui faire un don.



(SAKIS MITROLIDIS / AFP)

11h38 : "Si François Hollande, pour une fois, saisit au rebond la balle de sa chance sur la scène européenne, eh bien, moi, j'applaudis, parce que je suis content quand la France est grande."



C'est assez rare pour être souligné : Jean-Luc Mélenchon dit "bravo" à François Hollande, mercredi 8 juillet. L'eurodéputé a félicité le président de la République, sur I-Télé, après avoir été interrogé sur l'attitude "modérée" de la France dans le dossier grec par rapport à l'Allemagne.




(I-TELE)