DIRECT. "Les trois mots d'ordre sont la responsabilité, la solidarité et la rapidité", déclare Hollande

Les pays de la zone euro se réunissent, mardi, pour un sommet extraordinaire à Bruxelles (Belgique).

Le Premier ministre grec, le président de la République, la chancelière allemande, ou encore le président de la Commission européenne sont réunis pour un sommet européen à Bruxelles (Blegique), le 7 juillet 2015.
Le Premier ministre grec, le président de la République, la chancelière allemande, ou encore le président de la Commission européenne sont réunis pour un sommet européen à Bruxelles (Blegique), le 7 juillet 2015. (SANDRA STEINS / BUNDESPRESSAMT / DPA)
Ce qu'il faut savoir

Deux jours après le choc de la victoire du "non" au référendum grec, les pays de la zone euro se réunissent, mardi 7 juillet, pour un sommet extraordinaire sous tension à Bruxelles (Belgique). Après l'Eurogroupe, ce sont les chefs d'Etat de la zone euro qui se rencontrent, à partir de 19 heures. Ils doivent explorer les chances de sauvetage d'une Grèce en état d'urgence financière. Dans le pays, les banques vont rester fermées jusqu'à au moins mercredi. Suivez dans ce direct les derniers événements.

Pas de propositions écrites grecques. La Grèce n'a pas fait de propositions de réformes, par écrit, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, a déploré le Premier ministre maltais mardi. "Cela n'aide pas pour le sommet des dirigeants de la zone euro ce soir", précise-t-il. 

 Pas de réelles avancées après la réunion de l'Eurogroupe. Les Grecs ont reformulé à l'oral les propositions du 30 juin en les améliorant, indique une source du gouvernement grec. "Ces propositions incluent des réformes, un financement, un programme d'investissement et une restructuration de la dette." Les propositions sont "assez proches" de celles faites la semaine précédente par les créanciers, a indiqué une source diplomatique européenne. 

Tsipras à Strasbourg. Le Premier ministre grec s'exprimera mercredi devant le Parlement européen à Strasbourg. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a confirmé sur son compte Twitter la présence d'Alexis Tsipras lors d'une session du Parlement consacrée aux négociations en cours entre la Grèce et ses créanciers.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GRECE

23h57 : Nous approchons de la fin d'une journée de discussions très tendues entre la Grèce et les dirigeants de la zone euro. Francetv info résume ce qu'il faut en retenir, dans cet article.

23h32 : Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, de son côté, se dit prêt à un "effort" pour un accord qui "garantisse une sortie de crise".



23h31 : François Hollande assure que la BCE garantira jusqu'à dimanche la liquidité minimale pour la Grèce. Cela signifie que la Banque centrale européenne ne coupera pas le financement des banques grecques, comme Athènes le redoute.

23h30 : Des mesures destinées à alléger le fardeau de la dette grecque pourraient être évoquées si un accord est conclu cette semaine. Mais un scénario détaillé prévoyant une sortie grecque de la zone euro a été "préparé en détail", selon Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

23h21 : "Les propositions grecques comprennent des réformes crédibles pour obtenir une promesse de financement appropriée"

On ignore s'il les a déjà posées sur la table, mais le Premier ministre grec assure que son projet est "crédible", malgré le pessimisme d'Angela Merkel. Il insiste sur la nécessité de trouver un accord "socialement juste et économiquement viable".

23h12 : Le Premier ministre grec Alexis Tsipras n'est pas près de dormir. D'après le calendrier fixé pendant ce sommet de l'eurogroupe. Ses propositions sont attendues pour demain et il a jusqu'à jeudi pour les préciser. Puis, l'eurogroupe se réunira à nouveau samedi et les chefs d'Etats européens, dimanche.

23h07 : "Je ne suis pas exagérément optimiste"

Angela Merkel semble même réellement pessimiste quant à la possibilité de trouver un accord avec la Grèce.

23h04 : "La France est obligée aussi d'envisager cette option (le Grexit), qui ne serait pas une solution, mais une conséquence de l'absence d'accord."

23h02 : "Les propositions grecques doivent être formulées de manière précise, pour jeudi, dans le cadre d'un programme à deux ans, qui donne de la visibilité"

François Hollande donne une conférence de presse, à la sortie du sommet de la zone euro.

23h00 : "C'est vrai qu'il n'y a pas eu de décision, il ne pouvait pas y en avoir. Il s'agissait de tirer les leçons du référendum. (...) Est-ce qu'un accord est encore possible ? Je réponds oui"

François Hollande donne une conférence de presse, à la sortie du sommet de la zone euro. Lui aussi renvoie à la réunion prévue dimanche. Selon lui, il s'agissait ce soir de fixer un calendrier.

22h45 : "Alexis Tsipras soumettra mercredi une demande de prêt et des propositions de réformes qui seront étudiées pour déterminer si les discussions peuvent commencer"


Citée par l'agence Reuters, Angela Merkel estime que les "conditions ne sont toujours pas réunies" pour reprendre des négociations avec la Grèce. Autant dire que la situation n'a pas bougé d'un iota depuis hier.

22h40 : "J'espère que la réunion de dimanche sera décisive"

Tout comme l'Italien Matteo Renzi, le Premier ministre espagnol met désormais tous ses espoirs sur la réunion de dimanche. Signe que les discussions n'ont probablement pas beaucoup avancé pendant ce sommet des chefs d'Etat de la zone euro.

22h33 : Les chefs d'Etat s'expriment un à un devant la presse, à la sortie de leur réunion. Après l'Italien Matteo Renzi, c'est au tour de l'Espagnol Mariano Rajoy. François Hollande doit bientôt prendre la parole. Vous pouvez suivre leurs interventions dans notre direct.

22h32 : Le sommet prévu dimanche réunira tous les dirigeants de l'Union européenne, pas uniquement ceux de la zone euro, annonce le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, à la sortie de la réunion, à Bruxelles.

22h29 : Le sommet de la zone euro consacré à la situation en Grèce est terminé. François Hollande devrait s'exprimer sous peu.

21h41 : Les Grecs craignent que les touristes se détournent de leur pays ? Qu'ils se rassurent un peu. Pour donner un élément de réponse, le site Vocativ a eu l'idée d'aller fouiner dans les tendances de Google. Conclusion : "Les recherches Google pour des vacances en Grèce sont au plus haut depuis dix ans"





(LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

20h41 : La responsable du service politique de France 2, Nathalie Saint-Cricq, a répondu à vos questions sur l'attitude et la marge de manœuvre de la France dans la crise grecque. Si vous avez manqué la discussion, nous la résumons dans cet article.

19h42 : @Anonyme : Ma collègue Violaine Jaussent l'explique très bien dans cet article. Les créanciers de l'Allemagne avaient fait preuve de clémence, en 1953, pour ne pas replonger l'économie du pays dans la même situation que dans les années 1920-1930, qui avaient vu monter le nazisme.

19h33 : L'Allemagne av bénéficié d'un effacement de sa dette 2 fois au cours du 20ème siècle ? Et en quel honneur ?

19h41 : Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, se trouve à Bruxelles avec les chefs d'Etat européens, qui attendent ses nouvelles propositions de pied ferme. Le blog Fais pas com' papa a quelques conseils à lui donner en matière de "communication non-violente". A lire par ici. Et Άγαθῇ τύχῃ ("Bonne chance", en grec)

19h30 : Alexis Tsipras est arrivé sans proposition écrite au sommet européen, à Bruxelles, ce soir. Le quotidien athénien Kathimerini publie déjà une caricature, imaginant les discussions entre chefs d'Etat à l'air déprimé, autour d'une table transformée en gouffre.

19h12 : Les dirigeants européens sont loin d'être tous du même avis sur l'issue de la crise de la dette grecque. Le chef du gouvernement italien affiche son optimisme et croit à un accord prochain. Son homologue finlandais trouve, lui, que le sommet de ce soir est "une perte de temps".

19h04 : Comment est Euclide Tsakalotos, le nouveau ministre des Finances grec ? "Il a du charme. Moi, je trouve qu'il a plus de charme que Yanis (Varoufakis)", commente, amusé, Michel Sapin.

(FRANCE 2 et FRANCE 3)

19h02 : Il y a quelques minutes encore, avant l'ouverture de ce sommet, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, était toujours sous la pression de François Hollande et Angela Merkel. Mais il ne se départit pas de son sourire.

19h00 : Le sommet européen extraordinaire sur la crise de la dette grecque vient de commencer à Bruxelles. Les dirigeants de l'Union s'assoient autour de la table, tweete le président du Conseil européen Donald Tusk.

18h56 : @anonyme : Oui, les emprunteurs français pourraient être "les victimes collatérales" de la crise de la dette grecque, mais a minima, estiment Les Echos.

Du fait des incertitudes sur la dette grecque, les taux auxquels les banques se financent sur les marchés sont à la hausse. En toute logique, les banques vont le répercuter sur leurs clients.

Reste que les taux de crédit sont historiquement bas et toujours avantageux : entre 2 et 2,5% selon leur durée.

18h52 : La crise grecque peut elle influencer les taux d'intérêt des crédits en France ?Merci.

18h44 : @anonyme : La crise grecque pourrait coûter cher à la France, si la Grèce ne remboursait pas son abyssale dette publique, comme l'explique l'éditorialiste économique de France 2, François Lenglet.

"En cas de non-remboursement, la France sera appelée à verser la somme qu'elle a garantie" sur l'ensemble des prêts consentis par les Européens à la Grèce. "Cette somme est un peu supérieure à 40 milliards d'euros. (...) Il faudrait ajouter à cela les avances consenties par la BCE, qui sont en partie aussi garanties par la France."

"Si l'on additionne ces deux postes, on doit dépasser 1 000 euros par Français, qui dans le cas d'un défaut viendraient s'ajouter à la dette publique de notre pays."

18h42 : Combien coûte à la France la dette grecque ?

18h38 : Depuis le début de la crise, Angela Merkel se montre très dure vis-à-vis des Grecs. Pourtant l'Allemagne elle-même a bénéficié d'un effacement de sa dette par le passé. La chancelière aurait-elle la mémoire courte ? Notre journaliste Violaine Jaussent lui rafraîchit la mémoire, dans cet article.




(TOBIAS SCHWARZ / AFP)

18h26 : "Ces propositions incluent des réformes, un financement, un programme d'investissement et une restructuration de la dette", précise cette source gouvernementale grecque, sous couvert d'anonymat.

18h16 : La Grèce remet sur la table les propositions du 30 juin "améliorées", selon une source au sein du gouvernement Tsipras.

18h01 : Avant le sommet européen ce soir à Bruxelles, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker et François Hollande discutent en petit comité.

17h56 : Les ministres des Finances de la zone euro tiendront une téléconférence demain pour discuter de la nouvelle demande d'aide financière de la Grèce au fonds de sauvetage des Etats de la zone euro, le Mécanisme européen de stabilité (MES), Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, le précise.

17h56 : Les ministres des Finances de la zone euro attendent que la Grèce présente par écrit ses propositions de réformes et de mesures d'austérité. Ensuite seulement, ils discuteront d'un nouveau programme d'aide à moyen terme. Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, l'annonce à l'issue de la réunion de cet Eurogroupe.

17h55 : Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe, donne une conférence de presse à l'issue de la réunion des ministres des Finances de la zone euro. Le ministre grec n'y a pas présenté de nouvelles propositions. La voix du premier trahit un certain agacement, souligne un journaliste sur place.

17h52 : Au revoir à tous ! Merci d'avoir posé vos questions.

17h52 : C'est la fin de cette séance de questions/réponses avec Nathalie Saint-Cricq.

17h48 : Le fait de s'adresser directement aux eurodéputés est un très bon coup politique, si l'on veut voir le petit côté des choses. Mais aussi et surtout une démarche totalement légitime, qu'on ne peut résumer à la volonté de court-circuiter les dirigeants européens. Cependant, il serait prématuré d'analyser toute la démarche d'Alexis Tsipras aujourd'hui. Comme dans toute négociation tendue, dans tout bras-de-fer politique, c'est à la fin, et sur les résultats, que l'on pourra juger.

17h45 : En venant à Strasbourg, Tsirpas ne vient-il pas donner un signal fort ; mes interlocuteurs, ce sont les députés élus par les peuples - et pas les technocrates de Bruxelles ?

17h44 : Barack Obama suit de très près la crise de la dette grecque. Le président américain a eu au téléphone le Premier ministre grec. Alexis Tsipras lui a exposé les propositions qu'il compte faire à ses créanciers européens.