Athènes : les parlementaires doivent voter sur le nouvel accord négocié avec les créanciers

La majorité d'Alexis Tsipras est de plus en plus étriquée. Ce vote doit permettre la mise en place rapide du troisième plan d'aide de 85 milliards d'euros, en échange d'un programme de réformes draconiennes.

FRANCE 3

La nuit menant au vendredi 14 août promet d'être longue pour les parlementaires grecs. Ils doivent voter le troisième plan d'aide à la Grèce, concocté par les institutions financières. Cela suppose d'abord de délimiter le cadre budgétaire à venir. "On s'est engagé à un excédent budgétaire primaire de 3,5% pour 2018", explique Euclide Tsakalotos, ministre grec des Finances.  

Un accord "pas viable" 

Les parlementaires grecs doivent se prononcer sur 35 mesures afin de renforcer la compétitivité du pays. Elles concernent la relance des privatisations du port du Pirée ou des aéroports régionaux par exemple. Les Grecs sont priés de faire de nombreux efforts avec la fin progressive des préretraites ou la révision du système de protection sociale. A priori, l'accord devrait être voté cette nuit. Pour l'ancien ministre des Finances, Yanis Varoufakis, celui-ci "n'est pas viable".

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Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (à droite), et son ministre des Finances, Euclide Tsakalotos (à gauche), discutent lors d\'une session au Parlement, le 25 juillet 2015 à Athènes. 
Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras (à droite), et son ministre des Finances, Euclide Tsakalotos (à gauche), discutent lors d'une session au Parlement, le 25 juillet 2015 à Athènes.  (ALKIS KONSTANTINIDIS / REUTERS)